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Combien de bateaux arriveront à bon port?

© AFP
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Dix-huit bateaux sont toujours en course, après les abandons de Kito de Pavant et de Marc Guillemot. Hier, Louis Burton est entré en collision avec un bateau de pêche, comme Kito de Pavant. Comment est-ce possible?

Par Sylvaine Salliou

Louis Burton, le benjamin de la course a été heurté par un chalutier. Malgré l'AIS, (le système permettant à un navire d'être repéré en permanence en mer) le radar et deux amplificateurs des radars branchés à bord de son monocoque, le skipper, qui était en veille, n'a pu éviter le choc. Il a décidé de rentrer au port des Sables d'Olonne, pour réparer. Burton "était en veille dans le cockpit et son radar et son AIS  étaient allumés", a précisé Denis Horeau, directeur de course. "Il évoluait à 18 noeuds (environ 30 km/heure) dans une mer formée avec un vent de sud-ouest de 32 noeuds générant une visibilité très limitée". Lundi, c'est Kito de Pavant (Groupe Bel) qui avait été contraint à l'abandon à cause des dégâts occasionnés par une collision avec un chalutier. Lui aussi avait tous ses radars en marche. Ca faisait 6 minutes qu'il se reposait quand il a entendu un pêcheur crier, c'était trop tard. A priori, le chalutier, n'avait pas le système AIS.

Le règlement international précise que "tout navire doit en permanence assurer une veille visuelle et auditive appropriée". Mais l'AIS n'est pas obligatoire sur les bateaux de moins de 15 m. Malgré tout, rien ne remplacera la veille humaine.

François Gabart toujours en tête

Les jours se suivent et se ressemblent dans cette 7e édition de la course autour du monde en solitaire et sans escale, partie samedi des Sables-d'Olonne (Vendée).
Gabart, l'étoile montante de la voile océanique française, continue d'imprimer un rythme soutenu à la flotte et ne lâche rien, traversant les zones de calme et de brise avec la même sérénité. En tête depuis samedi soir, il progressait cap au sud jeudi matin à 15 noeuds, devançant d'une cinquantaine de milles Le Cléac'h et Stamm, qui passent leur temps
à se passer et se repasser, à l'affût de la moindre défaillance du leader. Plus à l'ouest et un peu retardés, les Français Vincent Riou (PRB/vainqueur en 2005) et Jean-Pierre Dick (Virbac-Paprec 3) bénéficiaient de vents un peu plus forts et affichaient eux aussi de belles moyennes (entre 15 et 18 noeuds). François Gabart était toujours en tête jeudi matin du Vendée Globe 2012-2013, suivi d'Armel Le Cléac'h et du Suisse Bernard Stamm, les premiers voiliers déboulant tout schuss dans l'ouest des Canaries.

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