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Test ADN tardifs: la réponse du Parquet

Une jeune rennaise, Julie, a témoigné sa colère suite à l'arrestation de son agresseur. Ce violeur a récidivé par trois fois depuis septembre 2012, alors que des tests ADN auraient pu le confondre. Pour le procureur, l'ADN issu des prélèvements était incomplet.

Par Stéphane Grammont

"Chaque fois qu'il en a été sollicité, le parquet a donné son accord pour les analyses demandées" a expliqué le parquet suite aux déclarations de l'avocat d'une rennaise victime d'un viol en septembreb 2012, Philippe Berton. Ce dernier a affirmé que l'absence d'une analyse de prélèvements ADN à l'époque a eu pour conséquence trois autres victimes de ce violeur, arrêté en novembre dernier et incarcéré dans le cadre d'un autre dossier.

"Dès le 21 septembre, les écouvillons ont été acheminés au laboratoire pour analyse en urgence" indique le communiqué du procureur de la République. Mais l'ADN étant incomplet, il n'a pas pu être comparé au Fichier National Automatisé des Empreintes génétiques (FNA1EG). "C'est pourquoi", explique le procureur, "les enquêteurs ont poursuivi leurs investigations afin de retracer le déroulement des faits et d'identifier un suspects", à l'aide de recherche de films vidéos et de témoins.

"Ce n'est qu'en mars 2013 qu'une demande a été faite au parquet pour l'analyse du sous-vêtement de la victime rennaise, en ultime recours" indique Thierry Poquet du Haut Jussé, le procureur de la République. C'est cette expertise qui a permis d'identifier un ADN d'une personne interpellée en novembre 2008. Entre-temps, elle avait fait trois nouvelles victimes.

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Réaction de Laurence Maillart-Méhaignerie, signataire de la tribune. Députée LREM de la 2e circonscription d'Ille-et-Vilaine

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