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Le militant de la langue bretonne jugé en appel pour avoir posé des autocollants “E Brezhoneg !”

la banderolle du collectif Aï Ta!
la banderolle du collectif Aï Ta!

Ce militant, soutenu par le collectif Aï'ta!, a été condamné à 7500 euros d'amende à Quimper pour avoir posé des autocollants en breton sur des panneaux de signalisation. Une manifestation de soutien a eu lieu devant le parlement de Bretagne à l'ouverture de l'audience d'appel.

Par Stéphane Grammont

L'homme de 47 ans avait été condamné en première instance à 7500 euros d'amende. Il a plaidé la relaxe lors de cette audience en appel, évoquant un geste politique et "l'état de nécessité".  Il avait été interpellé le 8 octobre 2011 à Fouesnant (Finistère) alors qu'il apposait, en plein jour, des autocollants réclamant une signalisation bilingue sur des panneaux routiers.

La présidente de l'audience d'appel a relevé lundi que l'interpellation du militant était survenue à un moment où "une centaine de panneaux" du secteur s'étaient vu apposer l'autocollant "E Brezhoneg !" ("en breton !"). L'avocat général a requis la confirmation du jugement de première instance. La sanction pénale maximale encourue pour l'affichage sur panneaux signalétiques, une infraction de 5e classe, est de 1.500 euros, auxquels s'ajoutent des dommages et intérêts.

Soutenu à la barre par des militants du collectif pour la langue bretonne Ai'ta, des chercheurs et le maire DVG de Carhaix (Finistère) Christian Troadec, par ailleurs porte-parole du mouvement des "Bonnets rouges", le contrevenant a revendiqué un "geste politique" face au retard pris selon lui dans la mise en place de la signalisation bilingue dans son secteur. "Il s'agit d'une action salutaire pour que l'engagement international de la France à respecter la pluralité linguistique soit tenu", a estimé Tangui Louarn, président de l'une des principales fédérations de mouvements culturels bretons, Kevre Breizh, cité comme témoin par la défense.

Selon M. Troadec, qui est également conseiller général, l'action du militant "visait à inciter le conseil général du Finistère à mettre en accord ses actes et ses engagements" en faveur d'un affichage bilingue. 

Le délibéré est fixé au 9 décembre.

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