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A Paris, les Bonnets Rouges tiennent salon

La conférence de presse des Bonnets Rouges au salon de l'Agriculture. / © F3
La conférence de presse des Bonnets Rouges au salon de l'Agriculture. / © F3

A dix jours des Etats Généraux de la Bretagne, le collectif Vivre, Décider et Travailler au Pays a tenu une conférence de presse au salon de l'Agriculture. Au ras-le-bol des taxes et autres règlementations, des échos dissonants se sont fait entendre dans les travées. Récit.

Par Stéphane Grammont

Il n'y a pas eu d’annonce véritable lors cette conférence de presse, si ce n'est un appel aux comités locaux à déployer une banderole sur les ponts qui enjambent les voies express en Bretagne samedi 1er mars. Outre cette opération "chacun son pont", le collectif a rappelé la tenue des Etats Généraux de la Bretagne le 8 mars à Morlaix, ainsi que les thèmes habituels de l'ancrage et de la dynamique territoriale.

Un soupçon de menace a percé dans la bouche de Thierry Merret, le président de la FDSEA du Finistère. « Si le gouvernement ne bouge pas, je crains un printemps qui sera complètement différent » nous a-t-il confié.

Dans les hall des bovins, les éleveurs des autres régions françaises sont mitigées face au mouvement des Bonnets Rouges. Il y a  ceux pour qui les bonnets rouges "défendent l’agriculture et la valeur travail". C'est l'opinion de Benoït , un jeune lycéen d’Auvergne.

"Ils ont fait part du ras le bol de la profession, ras le bol des taxes et des contraintes environnementales" considère Elisabeth, une agricultrice de la Sarthe

Et puis il y a les sceptiques, qui craignent l’amalgame, c’est ce que nous a dit Christophe installé en Alsace: "sous le bonnet rouge, il y a tout et n’importe quoi".

Tous les agriculteurs rencontrés sont unanimes pour dénoncer les violences. Pour Daniel, éleveur dans le Gers, "les Bretons sont connus pour tout casser. Un jour, il va bien falloir payer".

Et puis, un autre reproche revient dans les discussions, sur le mode, « les Bretons, ça va, on entend qu’eux, on oublie le reste de la France ».

Bref, un mouvement et des actions que les agriculteurs croisés au salon de l'Agriculture considèrent plutôt comme un "coup de com'", qui va devoir s'arrêter.

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