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Vannes : un restaurant où l'on paye ce que l'on veut !

Au restaurant l'Eden à Vannes on payera ce que l'on voudra...
Au restaurant l'Eden à Vannes on payera ce que l'on voudra...

Pour faire face aux difficultés qui touchent l'ensemble de la profession, un restaurateur de Vannes a décidé d'offrir à ses clients un menu anti-crise. Le principe est simple : à la fin de votre repas vous payerez le prix que vous voulez. L'opération se déroulera pendant tout le mois de février.

Par Eric Nedjar

Pour Vincent Thomas, restaurateur à Vannes depuis 8 ans, c'est une question de survie. Comme beaucoup d'autres établissements à Vannes, avec la crise, l'Eden accuse une chute de sa fréquentation et ce malgré plusieurs distinctions comme le "Bib Gournand" du prestigieux guide Michelin ou le "Meilleur rapport qualité prix de Bretagne" décroché dans le guide Pudlwski. "Si je ne trouve pas rapidement une solution pour relancer mon activité, concède-t-il, dans un mois, dans deux mois, je ferme et je ne veux pas partir en me disant que je n'ai pas tout tenté."


Le juste prix

Vincent Thomas du restaurant l'Eden en arrière plan avec son cuisinier en premier plan / © Pour relancer la fréquentation de l'Eden, Vincent Thomas a donc décidé de reprendre à son compte une initiative qui aurait fait ses preuves dans de grandes villes comme Paris, Lyon ou Londres. Proposer un menu où chacun paye ce qu'il veut. Dans un contexte de concurrence de plus en plus forte, quand certains offrent jusqu'à 40% de réduction, lui veut bien prendre le risque de travailler à perte.
"C'est effectivement un risque, explique-t-il, mais il faudrait vraiment que nos clients payent peu pour qu'on perde de l'argent. On mise sur leur bon sens. Même si on réduit de beaucoup nos marges, l'important pour nous est de communiquer. Faire revenir les habitués et trouver une nouvelle clientèle. Et puis gagner peu, c'est toujours mieux que ne rien gagner. Certains jours, nous ne remplissons pas plus de deux trois tables par service. Il nous en faudrait 15 pour être en équilibre."


Pari gagnant ?

Et déjà, ce pari semble porter ses fruits. Annoncé dans la presse locale, le restaurant a en effet fait salle comble ce vendredi et samedi, alors même que le "Menu anti-crise" ne sera pas inscrit  à la carte avant le 1er février. "Grâce aux deux articles publiés la semaine dernière, nous avons retrouvé des clients que nous n'avions pas vus depuis longtemps, ou d'autres qui venaient moins. Des gens qui sont venus par solidarité et qui nous ont dit qu'ils ne voulaient pas que l'Eden meurt."

Le "Menu anti-crise" sera proposé à l'Eden pendant tout le mois de février. Mais Vincent Thomas ne s'interdit pas de poursuivre l'opération au-delà si, dit-il, "tout le monde joue le jeu".

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