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Affaire Morfoisse : la demande de contre-expertise rejetée

 Ramassage des algues vertes sur la plage de Saint Michel en Grève. / © Maxppp
Ramassage des algues vertes sur la plage de Saint Michel en Grève. / © Maxppp

Nouveau coup dur pour la famille Morfoisse. Le pôle santé du tribunal de Paris vient de rejeter la demande de contre-expertise déposée par leur avocat. Depuis 6 ans, les proches de ce chauffeur se battent pour faire reconnaître que les algues vertes sont à l'origine de son décès à Binic (22).

Par Thierry Peigné

Les algues vertes ont-elles tué Thierry Morfoisse? Voilà près de 6 ans que ce chauffeur est décédé à Binic dans les Côtes-d'Armor alors qu'il transportait des algues ramassées pour nettoyer la plage. Pour la famille de la victime, c'est bien le gaz dégagé par les algues en décomposition qui est responsable de sa mort. 

Le 15 avril dernier, François Lafforgue, l'avocat de la famille Morfoisse a demandé une contre-expertise pour contester la conclusion des trois experts désignés par la juge d'instruction du pôle santé du parquet de Paris qui affirment qu'ils ne peuvent "établir un lien certain entre la respiration d'hydrogène sulfuré dans les moments précédant la mort et celle-ci". C'est cette contre-expertise, qui vient d'être refusée par le pôle santé ce jeudi matin.

La réaction d'André Ollivro, le président de l'Association "Halte aux Marées Vertes" dans le 12/13 Bretagne de ce jeudi 28/05/2015


"Le combat judiciaire n'est pas fini"

Dans un message que nous a adressé l'avocat de la famille Morfoisse, il précise que le combat judiciaire n'est pas fini pour autant. "Nous avons des arguments à faire valoir devant le juge d'instruction : l'exposition est reconnue mais pas l'intoxication pour des raisons qui nous paraissent contestables".
Rejet de la demande de contre-expertise affaire Morfoisse
Intervenants : André Ollivro, Président du Comité de soutien - Claude Morfoisse, père de Thierry Morfoisse / Reportage : H. Pédech - F. Leroy

Rappel des faits

Le 22 juillet 2009, Thierry Morfoisse s'effondrait alors qu'il collectait des algues vertes. Il avait respiré pendant des heures l'hydrogène sulfuré dégagé par ces algues en décomposition. Une première expertise du pôle santé versée au dossier en 2012 n'établissait aucun lien certain entre l'inhalation du gaz et sa mort. Thèse confirmée en octobre 2014 par une seconde expertise. La famille continue alors de réfuter ces conclusions estimant que les analyses ont été effectuées par les mêmes experts. Pour les proches de la victime, pas de doute possible; l'hydrogène sulfuré a privé d'oxygène le cœur de Thierry Morfoisse et mené à l'infarctus.

Durant ses six années de procédure, la famille de Thierry Morfoisse et le comité de soutien n'ont cessé de multiplier les actions : 3500 signatures déposées à la préfecture de Saint-Brieuc, rencontre à Paris avec les juges du pôle santé qui instruisent le dossier. Les proches essayent également de faire reconnaître la mort du chauffeur de 48 ans en accident du travail. 

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