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Amiante : des militaires de la Marine demandent la condamnation de l'Etat

Un détachement de la Marine Nationale à l’Île Longue, presqu'île de Crozon / © S. Mahe - AFP
Un détachement de la Marine Nationale à l’Île Longue, presqu'île de Crozon / © S. Mahe - AFP

Une cinquantaine de militaires de la Marine nationale demande à Rennes la condamnation de l'Etat pour avoir été exposés, à bord des navires de la Marine à Brest, à des fibres d'amiante, reconnues cancérogènes.

Par M. Thiébaut avec AFP


Des militaires de la Marine nationale réclament la reconnaissance du préjudice et la condamnation de l'Etat pour avoir été exposés à des fibres d'amiante. Les militaires avaient formé un recours devant le tribunal administratif de Rennes contre le ministère des Armées.  Le rapporteur public a réclamé, ce jeudi 23 mai, la reconnaissance de la "carence fautive de l'Etat".

Les marins estiment ne pas avoir bénéficié de "mesures de protection individuelles ou collectives efficaces" lorsqu'ils ont embarqué à Brest, sur des bâtiments de la
Marine entre 1950 et 2000.
 

Des pathologies peuvent apparaître 40 ans après


Selon Me Frédéric Quinquis qui défend 45 dossiers, les militaires "craignent de développer les symptômes et pathologies dus à l'amiante qui apparaissent parfois 40 ans après. La pathologie la plus grave étant le mésothéliome, le cancer de l'amiante".
 
Le rapporteur public du tribunal administratif a demandé jeudi de reconnaître la "carence fautive de l'Etat" pour avoir exposé à l'amiante ces militaires qui disent subir un "préjudice d'anxiété".
  
 A l'issue d'une demi-heure d'audience, le tribunal a mis sa décision en délibéré. Elle sera rendue d'ici deux à trois semaines, selon les avocats des plaignants.
 
 En 2016, un officier de la Marine nationale exposé à l'amiante avait obtenu 6.000 euros de réparation devant le tribunal administratif Rennes.

Reportage de T. Bréhier et L. Bonis
 
51 militaires de la Marine estiment avoir été exposés à l'amiante et réclament justice pour le "préjudice d'anxiété", au Tribunal administratif à Rennes, ce jeudi 23 mai

 

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