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Arrêté anti-pesticides : l'exaspération des agriculteurs

Les agriculteurs pointés du doigt sur leur pratique notamment l'usage des pesticides / © France 3 Bretagnge
Les agriculteurs pointés du doigt sur leur pratique notamment l'usage des pesticides / © France 3 Bretagnge

Les pesticides et leur utilisation suscitent toujours le débat. Alors que le maire de Langouët passe devant la justice pour avoir pris un arrêté contre l'usage des pesticides près des habitations, les agriculteurs eux, en ont ras-le-bol d'être montrés du doigt. 

Par E.C

"Il y a quelques années les paysans étaient hyper bien vus parce qu'ils nourissaient la population. Et c'est encore le cas. Là, maintenant, on a l'impression qu'on fait toujours notre métier mais qu'on est montré du doigt à divers moments, quand on rentre chez nous, dans différents reportages. On est stigmatisé en disant que l'on fait mal notre travail." Cédric Henry, agriculteur en Ille-et-Vilaine et signataire d'une tribune regrette que l'image des agriculteurs en prennent encore un coup à l'heure où les pesticides se retrouvent au coeur du débat dans la région. 
 

On ne met jamais tous les progrès qu'on a fait en avant, notamment sur les phytos (Cédric Henry)


Le maire de Langouët, Daniel Cueff, comparaît en effet jeudi devant le tribunal administratif de Rennes pour avoir pris en mai un arrêté interdisant l'usage de pesticides près des habitations afin de "protéger la santé" de ses administrés. Attaqué par la préfecture, l'arrêté du 18 mai interdit l'utilisation de produits phytopharmaceutiques "à une distance inférieure à 150 mètres de toute parcelle cadastrale comprenant un bâtiment à usage d'habitation ou professionnel". 


Un manque de dialogue entre les partis


Pour Benoît, agriculteur à Langouët, cet arrêté concernerait la majorité de ses terres cultivées, ce qui ne serait pas sans conséquences. Il ne peut aussi que constater le manque de dialogue entre le maire et les agriculteurs. "Les gens ne savent pas comment on travaille" explique-t-il. "Chaque année, on a des produits qui sont retirés parce qu'ils sont jugés nocifs. On en prend acte mais on ne peut pas prendre un virage de 90 dégrés d'un coup, en un an. Sur ma ferme, j'ai changé mes pratiques par rapport à mes parents." 
 

Pour Cédric Henry, l'issue de la convocation de Daniel Cueff ne réserve pas de surprise car sa décision dépasse sa fonction. L'agriculteur estime que les règles doivent être les mêmes pour tout le monde et pas prise commune par commune. 
 

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