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Les associations bretonnantes demandent à la Région d'accentuer ses efforts financiers pour le breton

Une partie des signataires du courrier adressé au président de la Région Bretagne : Mael Thépaut et Leila Simon (Ar Redadeg), Stéphanie Stoll (Diwan), Fulup Kere (Deskiñ d'an Oadourien), Kévin Caillaud (kentelioù an noz), Renan Kerbiquet (Kelennomp !) / © DR
Une partie des signataires du courrier adressé au président de la Région Bretagne : Mael Thépaut et Leila Simon (Ar Redadeg), Stéphanie Stoll (Diwan), Fulup Kere (Deskiñ d'an Oadourien), Kévin Caillaud (kentelioù an noz), Renan Kerbiquet (Kelennomp !) / © DR

Alors que la région Bretagne votera en décembre sa nouvelle politique linguistique, 55 associations œuvrant pour la langue bretonne adressent un courrier au président de la région. Elles réclament une politique "renforcée et plus ambitieuse" pour le breton.
 

Par T.P.


Au bas du courrier adressé à Loïg Chesnay-Girard, président du conseil régional, une liste de 55 associations signataires. Principalement des associations culturelles oeuvrant depuis des dizaines d'années pour la langue bretonne. Y figure aussi le nom de maisons d'édition, de radios associatives ou encore d'organismes d'enseignement du breton.
 

Urgence pour la langue bretonne

Dans ce courrier commun, les associations alertent les élus de la région sur l'urgence à "engager sans délai des moyens massifs, financiers et humains" pour assurer un avenir à la "langue bretonne en danger de disparaître".

Les associations se basent sur les conclusions de la récente enquête sociolinguistique sur les langues de Bretagne commandée par le conseil régional.
Si le résultat de cette enquête est globalement rassurant, la baisse régulière du nombre de locuteurs semblant avoir été enrayée, les associations pointent des aspects inquiétants : "si le nombre de brittophones semble demeurer stable, en réalité le nombre de locuteurs recule et la moyenne d'âge augmente fortement"  ou encore "la transmission de la langue se fait essentiellement par l'enseignement dans les écoles pour les enfants et les cours et stages pour les adultes" et "malgré un fort attachement à la langue bretonne de la part de la population (...) la visibilité du breton dans la vie quotidienne et l'espace public reste faible, voire marginale".
 

Doubler le budget consacré au breton dès 2019

Les associations reconnaissent que "des efforts ont été engagés" mais selon elles, ils sont"insuffisants pour assurer la pérennité de la langue bretonne". Elles considèrent qu'il faut prendre immédiatement "les décisions indispensables et  mettre en oeuvre les mesures nécessaires à la transmission et à la pérennisation du breton, notamment à travers la généralisation de l’enseignement bilingue".

Les associations en appellent à un "véritable plan d’urgence". Elles demandent le doublement, dès 2019, du budget actuel du conseil régional consacré à la langue bretonne, et de "parvenir rapidement à 1% du budget régional global".

Les associations attendent des actes en réponse à l'urgence évoquée au travers de la nouvelle politique linguistique votée dès décembre par l'assemblée régionale.
 

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