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"Avec une Pac sans outil de régulation, la crise du prix du lait était inévitable"

Sur Terre-net Média, Frédéric Hénin, décrypte de façon limpide la crise du prix du lait actuelle. Pour lui, mêmes causes, mêmes effets elle est un remake de celle de 2009. Or le plan d'urgence présenté n'est qu'une réponse partielle aux problèmes des éleveurs. 
© France 3 Bretagne
Frédéric Hénin dans un article intitulé "Avec une Pac sans outil de régulation, la crise était inévitable" rappelle que cette crise n'est pas nouvelle, elle n'est qu'un remake des précédentes, "avec les mêmes problèmes, les mêmes abus, les mêmes rigidités et les mêmes dialogues de sourds entre les représentants des distributeurs, des industriels et des éleveurs".

Les charges augmentent et le prix du lait payé aux éleveurs baisse


Aujourd'hui le lait est payé environ 300 euros les 1000 litres, mais c'est 100 euros de moins qu'il y a un an, explique l'auteur de l'article, alors que les charges ont augmenté depuis, et que la sécheresse, va rendre difficile la constitution de stocks de fourrages pour nourrir les animaux cet hiver.


Des difficultés d'abord conjoncturelles


La filière laitière subit le décalage en ce moment de quelques mois entre l'offre et la demande. Car on sait que la demande mondiale en lait liquide et poudre de lait va encore augmenter. Frédéric Hénin rappelle ainsi qu' "Une partie des causes de la crise échappe complètement aux producteurs, ce qui la rend encore plus insupportable".
Outre la fin des quotas, qui n’explique pas tout, il y a aussi l'embargo russe, qui a ramené sur le marché européen une partie des invendus.

Pour de nouveaux outils de régulation


Pour lui il est d'abord nécessaire de mettre en place de nouveaux outils de régulation et un plan d'urgence ne peux pas apporter de solution durable aux producteurs de lait

Frédéric Hénin conclue que cette crise révèle surtout l'incapacité de l'Etat à faire appliquer des accords interprofessionnels signé pourtant par la grande distribution et les industriels.
Or ces "quelques centimes de plus par litre de lait feraient le bonheur des éleveurs sans ruiner les consommateurs, les distributeurs et les transformateurs."
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