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La Bretagne, l'une des régions les plus touchées par certains cas de cancers

Un patient en chimiothérapie / © IP3 PRESS/MAXPPP
Un patient en chimiothérapie / © IP3 PRESS/MAXPPP

L'organisme Santé Publique France publie une étude s'appuyant sur des cas recensés entre 2007 et 2016. C'est la première fois que des estimations régionales peuvent être fournies, notamment pour les cancers de l'estomac, du foie, du pancréas.

Par Emilie Colin


C'est une première. L'organisme Santé Publique France publie une étude sur des estimations d’incidence (nombre de nouveaux cas de cancer par an) et de mortalité à une échelle régionale et départementale pour 24 cancers en France. Elle permet de dresser une cartographie et de constater que la Bretagne est l'une des régions les plus touchées par certains cas de cancers.

Les cancers de la lèvre, de la bouche ou du pharynx apparaissent plus nombreux dans la région, ainsi que les cancers de l'oesophage, du foie et des testicules. La Bretagne se distingue aussi dans les cancers de l'estomac, de la peau. 
 


En chiffres 


Le nombre de nouveaux cas de cancer par an est estimé à 19 018, dont 56% chez l’homme sur la période 2007-2016. La situation s'avère meilleure pour les femmes, par rapport à l'échelle nationale.

Les trois cancers les plus fréquents, responsables chaque année d’un peu plus de la moitié des nouveaux cas sont : prostate, poumon et côlon-rectum chez l’homme, sein, côlon-rectum et poumon chez la femme. L'étude indique que 8623 décès liés au cancer ont lieu par an et concernent majoritairement les hommes, à  60 % sur la période 2007-2014
 
 

Des spécificités départementales


Selon cette étude, la situation est souvent plus favorable en Ille-et-Vilaine et dans les Côtes-d’Armor en ce qui concerne l’incidence et la mortalité, par rapport au Finistère et au Morbihan. Elle rapporte que le Morbihan est le plus touché par le cancer de la prostate. Dans le Finistère, il s'agit du cancer de l'oesophage et du cancer du poumon.  
 

Ce rapport ne permet pas de donner des explications mais de fournir des hypothèses qui serviront à des travaux de recherche, à donner des outils aux pouvoir publics comme l'ARS (Agence régionale de santé) pour de futures campagnes de prévention par exemple


Médecin épidémiologiste à Santé publique France Bretagne, Bertrand Gagnière a contribué à cette étude. Il rappelle que celle-ci est avant tout "descriptive". 

Concernant les facteurs de risques notamment sur les cancers de la lèvre, bouche, pharynx, oesophage et foie "on a une interaction. L'alcool est un facteur de risque, le tabac aussi, leur combinaison augmente les faits." Il rappelle "40% des cancers seraient évitables si on améliorait nos modes de vie : pas de tabac, d'alcool, moins de sédentarité et un changement sur nos habitudes alimentaires."



 

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