Coronavirus : "casser la chaîne épidémique" en recherchant les "sujets contacts"

Depuis l'apparition fin février en Bretagne, de cas confirmés de patients touchés par le Covid-19, une cellule d'investigation est en place à l'Agence régionale de santé. Son objectif : "limiter la dynamique de l'épidémie" en repérant les sujets qui ont été en contact avec les personnes infectées.
Des épidémiologistes de la cellule d'investigation sur le coronavirus à l'Agence régionale de santé à Rennes
Des épidémiologistes de la cellule d'investigation sur le coronavirus à l'Agence régionale de santé à Rennes © France Télévisions - P. Cosset

Ils sont cinq, cinq épidémiologistes, rivés une bonne partie de leur temps à leur bureau devant leur ordinateur et leur téléphone. Ils constituent sous la responsabilité d'Alain Le Tertre, responsable du réseau Bretagne de Santé Public France, la cellule d'investigation de l'Agence régionale de santé (ARS) en charge de refaire le parcours des personnes infectées par le Covid-19 et de retrouver les sujets "contact". 

"Notre objectif, c'est de classer les "contacts", les personnes qui ont été en proximité avec les patients infectés" explique Alain Le Tertre. 

Pour cela, les épidémiologistes identifient grâce à des questionnaires réalisés auprès des patients atteints par le Covid-19 trois niveaux de risque de sujet "contact" :
- le risque négligeable
- le risque faible
- le risque modéré à élevé.
 

200 personnes "contacts" en Bretagne


Depuis l'apparition du premier cas en Bretagne, les épidémiologistes sont ainsi entré en contact avec 200 personnes "contacts" environ. Suite aux questionnaires posés, une centaine a été classée comme présentant un risque négligeable ou faible et l'autre centaine un risque modéré à élevé.

A ceux qui présentent un risque faible, il est demandé de faire une auto-surveillance de leur état de santé et de baisser leur vie sociale, afin de limiter les contacts.

Pour ceux qui ont un risque modéré à élevé, ils doivent surveiller leur état de santé et rester confinés chez eux avec un masque en présence d'une autre personne et ceci 14 jours depuis le dernier moment où ils ont été en présence avec une personne infectée.

Selon Alain Le Tertre, la majorité des personnes contactées n'est pas inquiète. La cellule d'investigation a arrêté de chercher le patient zéro dans le Morbihan à l'origine des cas groupés, le délai étant devenu trop grand depuis la découverte du foyer d'infection et trop de malades ne présentant pas les symptomes de la maladie.

Le rôle de la cellule d'investigation devrait devenir tout autre si le stade 3 du plan de prévention était déclenché nationalement. Le nombre de malades et de cas à suivre devenant trop important, cela s'apparenterait plus à un rôle de surveillance.
 

31 cas en Bretagne àau décompte de 17h ce 5 mars


Ce jeudi 5 mars, dans son bulletin de 17h, l'ARS annonce 31 cas en Bretagne : 3 dans le Finistère, 5 en Ille-et-Vilaine, et 23 dans le Morbihan, soit 1 de plus en Ille-et-Vilaine et 1 de plus à Crac'h dans le Morbihan, par rapport à mercredi soir.

Selon Stéphane Mulliez, directeur de l'ARS Bretagne, deux à trois patients seraient "dans un état critique", l'état de santé des autres étant "plutôt bon".
 
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