La Bretagne va-t-elle devenir une terre d'exploitation minière ?

Les affiches de la résistance au projet minier à Loc Envel / © F3
Les affiches de la résistance au projet minier à Loc Envel / © F3

Pas moins de 7 projets d'exploration minière ont été déposés par Variscan Mines, une entreprise de la région Centre. Le gouvernement a donné son feu vert à 6 d'entre eux. En Centre-Bretagne, la perspective de mines de métaux rencontre un front du refus. Notamment dans la petite commune de Loc-Envel.

Par Stéphane Grammont

C'est un projet industriel qui ne fait pas l'unanimité. L’exploitation de mines de tungstène ou de zinc sur 25 communes en centre- Bretagne. Ces deux métaux sont à la fois rares, et précieux, et la Bretagne n'en manque pas. Mais avant de creuser, il faut explorer, et cela prend du temps.

La recherche de métaux stratégiques, c’est la spécialité de Variscan Mines, une jeune entreprise composée d’ingénieurs qui ont de l’expérience.

Trois permis d'exploration leur ont été accordés en Bretagne par le gouvernement, dont celui de Loc-Envel, qui cristallise le plus d'oppositions.

Depuis un an, le collectif Douar Didoull, « la terre sans trous » en breton, milite contre toute prospection et donc toute exploitation future. Ils ne croient pas une seconde à une mine écologique.

Les projets miniers en Côtes d'Armor
Intervenants : Goulven Le Gac, collectif Douar Didoull ; Virgine Doyen, maire de Loc-Envel, Michel Bonnemaison, directeur de Variscan Mines.

Variscan Mines, financée par des fonds australiens, a repéré le potentiel du sol costarmoricain. Ils savent détecter la présence de métaux, et veulent désormais explorer afin de mesurer le vrai potentiel et les perspectives d’exploitation.

10% de chances

Les perspectives d'exploitation future, ce qui nécessiterait la constitution d’un dossier de demande d’exploitation, sont de 10%, au terme de 4 ou 5 ans de tests. Des tests qui, selon Variscan Mines, sont « les mêmes que la recherche d’eau minérale, donc évidemment sans danger pour l’environnement ».

Aux habitants qui s’interrogent sur les bienfaits d’un tel projet, l’entreprise répond que l’emprise d’une mine est « la même qu’un hypermarché », et qu’elle créerait jusqu’à 500 emplois pour une trentaine d’années.

Pour l’heure, un comité de suivi a été créé par les maires des 25 communes concernées qui souhaiteraient plus d'écoute de la part de l'Etat. Les collectifs de Bretagne en lutte contre les projets inutiles se sont fixé un nouveau rendez vous  le 14 novembre à Landivisiau.

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