A Saint-Brieuc, public et artistes retrouvent le bonheur partagé du festival Art-Rock

Ce premier week-end de septembre marque le grand retour d'Art Rock, le festival pluridisciplinaire de Saint-Brieuc. Annulé depuis deux ans pour cause de crise sanitaire, c'est avec plaisir que le public retrouve les artistes pour une édition particulière programmée sur deux week-ends.
Le groupe Yelle, originaire de Saint-Brieuc, avait carte blanche ce samedi 4 septembre pour les concerts du festival Art-Rock
Le groupe Yelle, originaire de Saint-Brieuc, avait carte blanche ce samedi 4 septembre pour les concerts du festival Art-Rock © E. Maillard - FTV

Tout le monde s'en doutait. Ce rendez-vous de septembre 2021 d'Art-Rock aurait un goût bien différent des éditions d'avant Covid. Mais si l'ambiance n'a rien à voir avec celle du festival briochin traditionnellement en mai, c'est quand même un vrai bonheur partagé par le public et les artistes qui ressort de ces premières heures, comme si un manque était en partie comblé.

On est ravis de commencer ici à la maison, et à Art-Rock.

Julie Budet, chanteuse du groupe Yelle

C'est avec une émotion non retenue que sur la scène du grand théâtre ce samedi soir, Yelle offrait au public le premier concert de sa tournée (suite à la sortie en septembre de son dernier album "L'ère du verseau", NDLR)apothéose d'une journée dont le groupe briochin avait réalisé la programmation. Une carte blanche lui avait été offerte par l'organisation du festival pour cette journée riche de nombreux concerts tous en intérieur. L'artiste internationale, attachée à sa région natale avait bien sûr répondu présente et avait convié Prudence, ex-chanteuse de The Do, et Louisahhh Live band dans l'ex-chapelle Lamennais et d'autres artistes au petit et grand théâtre dont François and the Atlas Mountain, Yseult, Moonshine et Moussa.
 

Une organisation complètement différente

Covid et mesures sanitaires obligent, les organisateurs ont dû entièrement se réinventer en fonction des contraintes en vigueur. 

"C'était assez frustrant. On appelait même ce format de festival "réduit" mais finalement on s'est dit que c'était galvanisant de réinventer un format" explique Alice Boinet, la programmatrice du festival. Un nouveau format qui n'a pas renoncé à l'ADN de pluridisciplinarité du festival, offrant également des expositions à découvrir jusqu'au 12 septembre. Parmi elles, la grande expo du festival "Où va le monde ?" au musée de Saint-Brieuc, avec la participation de sept artistes. Parmi les oeuvres, une installation sonore de fausses coquilles Saint-Jacques ou encore une installation visuelle autour des ondes. 
 

"C'est mieux que rien", "C'est bien d'être là malgré tout"

Mais au-delà des concerts et des expos, le festival c'est habituellement une âme dans les rues de la ville, avec des bars qui ne désemplissent pas, des rues bondés de public et de la musique qui résonne dans tout le centre-ville.

Pour cette version allégée, avec des jauges de public limitées et donc une affluence en ville qui n'a rien à voir avec celles des années précédentes, certains bars tentent de mettre l'ambiance avec des groupes. 

C'est très différent de ce qui se fait habituellement, mais c'est bien d'être là malgré tout et les gens sont contents, nous les premiers.

Mélanie, festivalière

Et sa copine Mathilde d'ajouter "Ça se ressent dans toute la ville et c'est top. Ça fait vraiment du bien". 

Pour Malika, une habituée du festival, "C'est mieux que rien, même si dans cette rue les années précédentes, c'était blindé de monde, ça chantait, ça dansait, ... mais bon voilà".

Une ambiance particulière certes mais qui transpire l'impatience qu'avait le public de retrouver les artistes sur scène. Pour Lionnel, "Ça fait bien deux ans que je n'étais pas allé à un concert. C'est vrai que l'on a été privé de tous les festivals et les concerts ... mais ça repart et c'est une bonne chose".
 

Le week-end prochain

Ce dimanche, le festival voyait Miossec, Thylacine et Crystal Murray se produire sur scène.

Rendez-vous est donné le 10, 11 et 12 septembre pour voir entre autres Quinzequinze, Lucie Antunes ou encore le spectacle Dub Love, "rencontre improbable entre la musique dub jamaïcaine et la danse sur pointes" qui réunit le duo d’enfants terribles de la danse contemporaine François Chaignaud et Cecilia Bengolea.

Rappelons que pour assister aux concerts, le pass sanitaire est obligatoire. 

 

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