Confinement : Saint-Brieuc réactive sa cellule d’écoute psychologique

Créée lors du premier confinement, à Saint-Brieuc, une cellule d’écoute psychologique a été réactivée ce mardi 10 novembre. 7 jours sur 7, une vingtaine de bénévoles se relaient pour répondre aux appels plus nombreux de personnes en souffrance morale. 
 

À Saint-Brieuc, une cellule d’appel psychologique est ouverte pendant toute la période du confinement, 7 jours sur 7, de 14 h à 22 h.
À Saint-Brieuc, une cellule d’appel psychologique est ouverte pendant toute la période du confinement, 7 jours sur 7, de 14 h à 22 h. © Thierry Peigné
"La santé mentale des Français s’est significativement dégradée entre fin septembre et début novembre", a déclaré Olivier Véran, ce jeudi 19 novembre au cours de son point presse hebdomadaire pour faire le point sur la crise sanitaire. Ce constat, les bénévoles de la cellule d’écoute, créée avec le soutien de la ville de Saint-Brieuc et l’agglomération, le partage. 

Né lors du premier confinement, ce dispositif a fonctionné pendant plus de deux mois. "Même après le déconfinement, c’était encore difficile pour certains, alors on a continué un peu", se souvient Sophie Onfray, infirmière et sophrologue à la retraite, l’une des deux coordinatrices de la cellule aujourd’hui. 


Un besoin d'écoute en cette période d'incertitude


Réactivée le 10 novembre, les modalités n’ont pas changé. Le service est gratuit, anonyme, et tout le monde peut appeler, les enfants, les adultes, les personnes âgées, demeurants à Saint-Brieuc et son agglomération. À l’autre bout du fil, une vingtaine de bénévoles, professionnels de l’écoute très engagés, se relaient toutes les deux heures.

"C’est important que les gens déchargent, évacuent leurs émotions quand c’est trop lourd pour eux. On les écoute, on essaie de les rassurer, de leur redonner confiance. On les oriente si besoin vers d’autres structures ou associations", explique la bénévole.


Des difficultés amplifiées par la crise


Et comme les autorités sanitaires, à l’écoute des premiers appels, les bénévoles de la cellule dépeignent un deuxième confinement plus anxiogène que celui du mois de mars. "On a déjà vécu ça, mais en même temps, on ne sait pas où on va. Il y a tout le contexte économique, les attentats, les étudiants qui vivent des situations très compliquées, des situations intrafamiliales difficiles, le chômage. Toutes ces problématiques préexistaient, mais sont pires encore maintenant, elles sont amplifiées, exacerbées", observe Sophie Onfray. 

La plateforme est ouverte 7 jours sur 7, de 14 h à 22 h. Le numéro d’appel est le 02 96 62 55 00.

 
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