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Pour les éleveurs bretons, la peste porcine en Chine change la donne

Des porcs dans un élevage des Côtes d'Armor / © F3
Des porcs dans un élevage des Côtes d'Armor / © F3

Le cours du porc a pris 35 centimes en 2 mois, suite à la crise sanitaire en Chine, 1er producteur et consommateur mondial de porc. Devant les éleveurs réunis dans les Côtes d'Armor, le ministre de l'agriculture a souhaité avancer sur le bien-être animal et le respect de l'environnement.

Par M. Thiébaut avec AFP

Face à une impressionnante remontée des cours du porc depuis fin mars 2019, conséquence directe des achats massifs de la Chine, les éleveurs français sont dans une toute autre perspective que l'année dernière, où les prix avaient décroché.

Le ministre de l'agriculture, Didier Guillaume, y voit une opportunité pour faire évoluer leurs pratiques face aux critiques sur leurs méthodes de production. Il l'a souligné devant les éleveurs et les représentants de la Fédération nationale porcine (FNP)  réunis en congrès à Saint-Quay-Portrieux, dans les Côtes-d'Armor.

"En 2018, les perspectives étaient des plus sombres, mais le cataclysme de la peste porcine africaine en Chine a bousculé les fondamentaux de l'élevage", a déclaré Paul Auffray, rappelant toutefois que la situation restait "fragile".
 

La France indemne de la peste porcine

La peste porcine africaine est une maladie hémorragique virale dont le taux de mortalité est proche de 100%, mais qui n'est pas transmissible à l'homme. Elle se propage notamment via les sangliers et la faune sauvage, privant le pays où elle est détectée de son "statut indemne", ce qui empêche quasi-automatiquement l'exportation de viande de porc.
 

"Attentes de la société"

Le président de l'interprofession Inaporc, Guillaume Roué, a incité les éleveurs à profiter de la bonne conjoncture, qui pourrait selon lui durer quelques années, pour engager des changements dans les pratiques d'élevage. Souhaitant une "modernisation" de la filière, M. Roué a rappelé qu'il y a aujourd'hui "d'autres critères que le volume", citant les nombreuses attentes de la société en matière de bien-être animal, de maîtrise des antibiotiques, ou de respect de l'environnement.

 "Il faut leur montrer que vous avancez et il faut leur donner des preuves", a renchéri le minsitre de l'agriculture, appelant les éleveurs à apporter des réponses sur le bien-être animal à l'automne.
 

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