Le port du masque n'est plus obligatoire à Saint-Brieuc

Le tribunal administratif de Rennes a suspendu mercredi un arrêté du maire de Saint-Brieuc, datant de juillet, qui imposait le port du masque dans la ville bretonne. Hervé Guihard, le maire de Saint-Brieuc ne comprend pas. 
© Maxppp/Richard BRUNEL
"Ce n'est pas cohérent, soit le virus circule et il faut un arrêté pour protéger la population, soit il n'y a pas de danger et on l'annule" s'insurge Hervé Guihard, le maire de Saint-Brieuc, qui vient d'échnager avec le préfet des Côtes d'Armor, vers qui il se retourne. "J'espère qu'il prendra un arrêté rapidement pour protéger la population". 

Alors que plusieurs villes dont Rennes, prennent de nouvelles mesures pour lutter contre le Covid-19, le tribunal administratif de Rennes vient d'annuler un arrêté du maire de Saint-Brieuc, datant de juillet, qui imposait le port du masque dans la ville bretonne.

Depuis mercredi soir, le port du masque dans la ville de Saint-Brieuc, n'est donc plus obligatoire. Dans son ordonnance prise mercredi, la justice administrative ordonne en effet que "l'arrêté du maire de Saint-Brieuc du 20 juillet 2020 imposant le port du masque (...) à toutes personnes âgées de onze ans et plus (...) est suspendu". 
 

L'obligation de porter un masque dans les espaces de circulation publique peut être susceptible (...) de constituer une atteinte à la liberté d'aller et de venir et le droit de chacun au respect de sa liberté personnelle

Ordonnance du Tribunal administratif de Rennes



 

Il ne ressort pas des pièces produites par la commune de Saint-Brieuc (...) que la situation épidémiologique (...) constituait, à la date d'édiction de l'arrêté en litige, une situation locale particulière de nature à caractériser une raison impérieuse rendant indispensable l'édition de mesures plus restrictives que celles prises simultanément par le préfet des Côtes d'Armor

Ordonnance du Tribunal administratif de Rennes


Le tribunal administratif avait été saisi en référé par une habitante de Saint-Brieuc estimant que l'arrêté était "disproportionné", notamment parce qu'il édictait ces mesures "jusqu'à nouvel ordre" et qu'il portait atteinte "à la liberté d'aller et venir"
 
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