"L' association de défense des victimes des marées vertes", créée par les piliers de la lutte contre les algues vertes

La Cour d'appel de Rennes devra statuer le 24 mai prochain sur la responsabilité de l'employeur de Thierry Morfoisse, chauffeur décédé après avoir transporté des kilos d'algues vertes en juillet 2009 dans les côtes d'armor. L'accident du travail a été reconnu par le tribunal de Saint-Brieuc en 2018 mais pas la faute inexcusable de l'employeur. C'est dans ce contexte que vient d'être créée " l'association de défense des victimes des marées vertes", pour leur apporter leur soutien, face à la justice.

Le décès de Thierry Morfoisse est dans toutes les mémoires, comme celui de Jean-rené Auffray, Jogger mort en 2016, le long de la rivière du Gouessant, entre Hillion et Morieux, dans la baie de Saint-Brieuc. Un périmètre où les algues vertes sont présentes depuis des années, avec leur corollaire :  les risques d'exposition aux rejets dans l'air d'hydrogène sulfuré, produits par la décomposition des algues vertes, due aux exédents d'azote d'origine agricole .

A lire aussi. Affaire Morfoisse : douze ans de procédure et toujours  autant de questions autour des algues vertes

Depuis une vingtaine d'années, des associations pionnières comme "Haltes aux marées vertes" et "Sauvegarde du Trégor-Goëlo-Penthièvre" montent au front pour dénoncer ce phénomène. Mais c'est jusqu'à présent sur le volet de la défense de l'environnement et de la faune qu'elles menaient leur combat. Une étape à été franchie ce samedi 13 mai,  avec  la création de" l'association de défense des victimes des marées vertes", regroupant plusieurs associations déjà existantes sur la question, mais souhaitant cette fois-ci apporter leur expertise aux victimes.

Avec cette nouvelle structure, on veut se regrouper indépendamment de notre combat pour la protection de la nature. On a vocation à s'occuper des victimes des algues vertes, comme sont soutenues les victimes de l'amiante ou des pesticides. Il est temps de s'en occuper.

Yves-Marie Le Lay

Secrétaire 'Association des victimes des marées vertes"

Membre de cette nouvelle association, Alain Plusquellec est un riverain de la plage de la Grandville, sur la commune d'Hillion. Une fois de plus, il constate que les algues vertes sont de retour sur le rivage en ce début mai. Il a autrefois assisté au balai des camions qui chargeaient des remorques remplies d'algues pour dépolluer le site. Il connait les odeurs nauséabondes et la pollution olfactive dûe à leur décomposition. 

Les algues vertes dénaturent le paysage mais c'est aussi un risque pour la santé des personnes. On le voit encore, quand les touristes arrivent dans le secteur, à cause des odeurs, ils font demi-tour, même si les plages ne sont pas interdites.

Alain Plusquellec

Membre "Association de défense des victimes des marées vertes"

Cette nouvelle structure voit le jour quelques mois avant la sortie sur les écrans du film :'" les algues vertes'" le 12 juillet prochain .

Ce film s'inspire de l'histoire de la jounaliste Inès Léraud, qui a décidé de s’installer en Bretagne pour enquêter et dénoncer le phénomène des algues vertes.

Tous les jours, recevez l’actualité de votre région par newsletter.
Tous les jours, recevez l’actualité de votre région par newsletter.
choisir une région
France Télévisions utilise votre adresse e-mail pour vous envoyer la newsletter de votre région. Vous pouvez vous désabonner à tout moment via le lien en bas de ces newsletters. Notre politique de confidentialité