Saint-Brieuc : enquête ouverte après le décès d'un homme de 42 ans vacciné avec l'AstraZeneca

Une enquête a été ouverte par le parquet de Saint-Brieuc ce vendredi pour rechercher les causes de la mort. Un homme de 42 ans est décédé le 22 mars dernier à Pleumeur-Bodou, dix jours après avoir reçu une dose du vaccin AstraZeneca

 

Le Vaccin AstraZeneca contre le Covid-19 en pharmacie
Le Vaccin AstraZeneca contre le Covid-19 en pharmacie © Le Progrès/Rémy Perrin/ Maxppp

Le procureur de la République de Saint-Brieuc, Bertrand Leclerc a déclaré ce vendredi qu'"une enquête pour recherches des causes de la mort est bien ouverte",  précisant que l'autopsie n'avait pas encore été réalisée. Selon Maître Etienne Boittin, avocat de la famille, l'homme, qui est mort à Pleumeur-Bodou, dans les Côtes-d'Armor, a été vacciné le 13 mars et est décédé le 22 mars. 
 

D'autres cas où se pose la question du lien l'AstraZeneca et thrombose

Selon l'avocat, "il était en bonne santé, il avait une raison médicale qui suffisait à le vacciner mais qui était sans aucune relation avec la thrombose qui lui a été fatale", ajoutant  "J'ai trois cas de décès découlant d'une thrombose pour lesquels on s'interroge sur le lien entre la thrombose et l'injection de l'AstraZeneca". D'après lui, il faut attendre entre trois et quatre semaines pour avoir une "conclusion précise" sur l'origine du décès après examens médicaux complets et analyse du dossier médical. 

Maître Boittin espère avoir les conclusions "d'ici huit à quinze jours" sur le cas d'un étudiant en médecine nantais mort subitement chez lui d'une thrombose le 18 mars, quelques jours après une injection du vaccin AstraZeneca.
  

Un vaccin controversé depuis son autorisation

 Depuis son autorisation, le parcours d'AstraZeneca a été chaotique, avec plusieurs rebondissements qui ont entamé la confiance du grand public. Le 2 février, juste après son autorisation, il est d'abord réservé aux moins de 65 ans en France, faute de données sur son efficacité chez les plus âgés. Un mois plus tard, son utilisation est élargie à tous les âges.

Puis, mi-mars, le vaccin est suspendu quelques jours après des signalements en Europe de thromboses (caillots sanguins) très rares et très atypiques. L'Agence européenne des médicaments (EMA) a reconnu mercredi qu'ils étaient bien liés à l'AstraZeneca. Entre-temps, la France avait décidé le 19 mars de l'injecter uniquement aux plus de 55 ans, car ces thromboses ont surtout été observées chez des sujets plus jeunes.

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