Voitures vandalisées dans les alentours de Plougrescant (22) : toutes immatriculées hors de la Bretagne !

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La voiture d'un médecin de Plougrescant (22) a été vandalisée dans la nuit du samedi 21 mars. Une quinzaine de véhicules ont subi le même sort dans les communes voisines. Elles étaient toutes immatriculées hors département. Un acte qui pourrait cibler les résidents extérieurs.

 

Par Catherine Jauneau


Dimanche matin , selon nos confrères du Télégramme, le Docteur Clauzel s'apprêtait à rendre visite à des patients quand il a découvert sa voiture, vandalisée devant son domicile à Penvenan. Deux pneus latéraux et le pneu de secours ont été lacérés de coups de couteau. Son véhicule, un prêt, est immatriculée au Luxembourg et non dans les Côtes d'Armor.

Les gendarmes sont alertés de faits similaires dans le secteur. "Une quinzaine de plaintes ont été enregistrées dans les communes de Plougrescant, Penvénan et Trévou-Tréguignec", a confirmé lundi le procureur de la République de Saint-Brieuc, Bertrand Leclerc.
 

Les habitants des résidences secondaires visés ?


Par téléphone, Anne-Françoise Piedallu, maire de Plougrescant, nous a confié son inquiétude : "Pour moi, ce sont probablement les habitants des résidences secondaires qui ont été visés, avec l'idée qu'ils sont venus se réfugier en Bretagne. Tous les véhicules touchés ont des plaques d'immatriculation qui ne sont pas en 22. C'est la peur de la contamination par le coronavirus qui a provoqué ces actes, alors que certaines voitures vandalisées appartiennent à la population locale mais possédent des immatriculations hors 22 , c'est insensé !"

"C'est vraiment un commando qui a agit la nuit dernière dans tous le secteur. Ces réactions de haine me font peur. Nous ne sommes que dans la première semaine de confinement, c'est écoeurant !"


Pneus crevés et inscriptions "FLB"


"On a retrouvé des voitures avec des pneus crevés ou la carrosserie rayée, ainsi que des inscriptions "FLB" (Front de libération de la Bretagne, ndlr)", a indiqué à l'AFP la compagnie de gendarmerie de Lannion. 

"C'est vraisemblablement lié au coronavirus, il s'agit probablement de représailles envers une population qui est arrivée la semaine dernière, notamment de région
parisienne, dans leur résidence secondaire sur des communes littorales de Bretagne pour se confiner"
, précise la compagnie de Lannion.

Une enquête a été ouverte.
 

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