Covid-19. La culture tire le rideau sur 2020 et se prépare pour 2021

Parler de l'année écoulée en matière culturelle pourrait se résumer à une interminable litanie d'annulations : Interceltique, Transmusicales, Mythos, Yaouank...La Bretagne, terre de festivals en tous genres, de Douarnenez à Dinard, en a souffert. Les festivals se tiennent pourtant prêts pour 2021. 

Quand pourra-t-on se laisser ré-emporter par la foule ? Les festivals se préparent pour 2021, et doivent se réinventer sur fond de crise sanitaire
Quand pourra-t-on se laisser ré-emporter par la foule ? Les festivals se préparent pour 2021, et doivent se réinventer sur fond de crise sanitaire © PHOTOPQR/OUEST FRANCE/MAXPPP

L'année 2020 a été marquée par l'épidémie de coronavirus, menant à de nombreuses restrictions et à la fermeture temporaire des lieux de culture, de spectacles. Entre 90 et 95 % des festivals ont été annulés en Bretagne. Les acteurs culturels de la région ont pourtant su résister et ne pas sombrer, à travers des actions fortes, ou plus discrètes et anecdotiques

2020 année particulière, des festivals sur le fil


Maryline Lair, directrice des collectifs des festivals en Bretagne le rappelle : "L'année 2020 est une année particulière y compris dans les aides allouées. Les collectivités ou l'Etat ont joué le jeu et ont maintenu les subventions. Le chômage partiel a également été mis en place. Les budgets pour certains festivals ont été déficitaires mais ils sont parvenus à se maintenir. Pour l'année 2021, on imagine des conditions encore dégradées, des jauges bien réduites. Si les aides exceptionnelles ne sont plus là, pour une année encore exceptionnelle, cela pourra être compliqué."


La saison 2021 se prépare


"Les festivals se préparent, dans le même flou que tous les autres acteurs économiques, sans avoir de date de reprise et dans quelles conditions. Ils se préparent dans les productions, dans les préparations, dans des versions réduites, avec une jauge assise, au moins pour le premier semestre. Il y a une forte envie d'être présent, de programmer des choses", ajoute Maryline Lair. 

Elle souligne la complexité de la situation. "Ce n'est pas évident, on table sur des hypothèses. Chacun travaille en fonction de son identité, de sa programmation artistique habituelle. Peut-être qu'au fil des mois, on va pouvoir agrémenter. En 2020 on a détricoté. Là on joue la carte de la prudence : on propose, on organise, et on affine au fur et à mesure. On suivra mois après mois ce qu'il est possible de faire."

 

 

 

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