Cette bande de terre de 15 kilomètres de long abrite des sites naturels d'exception. A l'Ouest, face à l'océan Atlantique, la Côte Sauvage et ses falaises escarpées. En face, à l'Est, la baie de Quiberon et ses plages de sable fin.

Le petit port de Portivy, le seul de la Côte Sauvage, fait face, depuis 1880, à l'île de Groix et à Lorient.

La digue du port a été crée à la fin du XIXème siècle, une période avec une activité importante de pêche à la sardine.

Ce lieu est le point départ de la visite de la presqu"île proposée par Jackie Le Hémonet-Untereiner. Cette ancienne responsable marketing reconvertie en guide touristique propose une trentaine de balades, "les balades de Jackie".
 
Le port de Portivy, le seul de la Côte Sauvage
Le port de Portivy, le seul de la Côte Sauvage


Un itinéraire d'une côte à l'autre, à la découverte d’un petit patrimoine méconnu. Comme la fontaine de Notre Dame de Lotivy, une source christianisée sous Louis XIV, qui était réputée soigner les malformations d'enfants.
La chapelle dont dépend la fontaine a elle été édifiée par des moines, venus du Pays de Galles, il y’a près de mille ans.

Autre témoin d’une présence humaine très ancienne à Quiberon, le dolmen Roch en Aud, qui remonte au Néolithique
Ce mégalithe, au milieu des habitations, est classé monument historique en 1920. 

Un voyage dans le temps, dans une presqu'île pleine de contrastes.

J'aime ce contraste entre d'un côté, le petit village de pêcheurs, la petite plage tranquille de Kerhostin, et en face vous retombez sur un côté super sauvage, et qui par tempêtes peut se déchaîner, s'émerveille Jackie Le Hémonet-Untereiner.

 

La presqu'île de Quiberon : un site naturel d'exception

Un reportage de Jérémy Armand, Catherine Bazille, Ludovic Decarsin, Alexis Guedes, Hervé Tiercelin et avec le support de Clément Le Calvé au drône. 

 

De la Côte Sauvage à la baie de Quiberon, à la découverte de la presqu’île

 


 

Destination sports nautiques

La presqu'île, entre ses plages de la Côte Sauvage, et celles de la baie de Quiberon, offre un terrain de jeu idéal pour les amateurs de glisse.

A commencer par les surfeurs. Sur les plages de Port Bara et Port Blanc, parmi les meilleurs spots de Bretagne, ils viennent se mesurer à la puissance de l’océan. Chasser la houle, au pied des falaises. Mais la vague de la la Côte Sauvage est exigeante. Seuls les plus aguerris peuvent la caresser.
 
La plage de Port Bara, l'un des meilleurs spots de surf en Bretagne
La plage de Port Bara, l'un des meilleurs spots de surf en Bretagne


A Quiberon, les meilleurs espoirs du surf breton s’en donnent à cœur joie, comme Théo Julitte et Titouan Canévet actuellement en formation sur place. Et ils côtoient, à quelques kilomètres de là, des collégiens à la découverte de la glisse. 

Pendant une semaine de juin, 68 élèves de sixième du collège Simone Veil d'Elven, au nord de Vannes, ont suivi un cycle de natation autour du surf. La plupart n’ont jamais pratiqué ce sport, certains ne savent pas nager et ont peur de l’eau, alors ils explorent de nouvelles sensations.

Les éducateurs qui conduisent les séances enseignent, et en même temps, apprennent à enseigner, pour devenir moniteurs de surf. Il sont en formation à Quiberon, à l’école nationale de voile et des sports nautiques (ENVSN). L’un des 3 établissements en France à dispenser le BPJEPS (Brevet Professionnel de la Jeunesse, de l'Education Populaire et du Sport, Activités Nautiques) mention surf.

L'école dispense également des brevets professionnels avec mention voile, kite et kayak de mer.
L'ENVSN est un opérateur du ministère des sports où travaillent 22 "experts", des enseignants, entraîneurs, ingénieurs, formateurs.
 

La presqu'île de Quiberon : les sports nautiques

Un reportage de Jérémy Armand, Catherine Bazille, Ludovic Decarsin, Alexis Guedes, Hervé Tiercelin et avec le support de Clément Le Calvé au drône. 

 

Du surf, de la voile et du kayak sur la presqu'île de Quiberon

 


 

Le patrimoine de Quiberon

Quiberon offre un patrimoine très riche, à commencer par cette demeure de style anglo-médiéval, le château Turpault, situé sur la pointe de Beg er Lann à l'entrée de la Côte Sauvage. 

Sa silhouette intrigante aimante les regards. Comme une apparition, sortie d’un conte de fées. Ou une hallucination, tirée d’un film fantastique !
 
La silhouette intrigante du château Turpault
La silhouette intrigante du château Turpault


Erigé en 1904 par Georges Turpault, un industriel de Cholet, il symbolise la Belle Epoque et son audace architecturale.
Avec sa tourelle ronde et son toit conique en ardoises. 

Il a connu quatre propriétaires. L’actuel maître des lieux, un avocat installé à Paris, Yan Nouvel le connait bien. Ce peintre quiberonnais a le privilège de veiller, en son absence, sur la bâtisse.
A l'étage de la propriété de 500 m2, qu’on surnomme « le château de la mer », il s’est installé un petit atelier, au plus prêt des éléments.
 
Le peintre Yan Nouvel au plus prêt des éléments
Le peintre Yan Nouvel au plus prêt des éléments


Autre témoin de Quiberon, Alain Didier est la mémoire de la presqu’île. Ancien capitaine au long cours, il s’occupe bénévolement de la maison de patrimoine, ouverte de la mi-juin à la mi-septembre au public.

Sur trois niveaux, les collections vont de la préhistoire, avec les découvertes des fouilles du site de Beg er Vil, jusqu'aux naufrages marquants de la presqu'île, au premier rang desquels celui du "Carl-Bech", un trois mâts norvégien, le 21 décembre 1911.
 

La presqu'île de Quiberon : le patrimoine

Un reportage de Jérémy Armand, Catherine Bazille, Ludovic Decarsin, Alexis Guedes, Hervé Tiercelin et avec le support de Clément Le Calvé au drône. 

 

Du château Turpault au Caramel au Beurre Salé : le patrimoine de Quiberon

 


 

Port-Maria, le port de pêche

A bord de son fileyeur, le "Kenvor II", Simon Le Gurun et ses deux matelots rentrent à Port Maria, cette après-midi de juin,  après une journée bien remplie.

Il sont partis à 3 heures du matin et ont levé 13 kilomètres de filet au sud de Belle-Ile. Dans leurs filets : lottes, homards, tourteaux. Mais aussi quelques turbots encore vivants, placés dans des viviers spécialement aménagés dans le bateau.

Car Simon Le Gurun est l'un des premiers pêcheurs de Quiberon à s'être lancé dans cette technique de pêche. 

Grâce à elle, son turbot vivant est vendu autour de 28 euros le kilo, au lieu de 20 euros. Les acheteurs : des mareyeurs spécialisés et des restaurants gastronomiques.
 
La criée de Quiberon est la première en France à avoir commercialisé du poisson vivant. L’intuition de son directeur, Alexandre Lebrun, en 2016, a prospéré.
 

On a l'habitude en Bretagne de choisir ses homards et ses langoustes en poissonnerie, et pourquoi on ne choisirait pas son bar ou sa dorade royale ou son turbot, s'est-il demandé avant de proposer du poisson vivant.

 
La Criée de Quiberon s’anime à l’aube avec la vente des poissons de la veille
La Criée de Quiberon s’anime à l’aube avec la vente des poissons de la veille

Criée de petite taille, comparé à ses voisines de Lorient et du Guilvinec, Quiberon joue la carte de la traçabilité et la diversité des poissons échangés. Une pêche artisanale, depuis plus d’un siècle. Dans les années 50, Port Maria devient le premier port français de la sardine.
 

La presqu'île de Quiberon : le port de pêche

Un reportage de Jérémy Armand, Catherine Bazille, Ludovic Decarsin, Alexis Guedes, Hervé Tiercelin et avec le support de Clément Le Calvé au drône. 

 

Dans les coulisses de Port-Maria, le port de pêche de Quiberon