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Education : tout ce qu'il faut savoir sur la rentrée 2017 en Bretagne

Nombre d'élèves attendus dans le privé et dans le public, création de postes d'enseignants, vivier de remplaçants, langue bretonne, mini-lycée pour les personnes en décrochage, dispositif pour les précoces : on vous livre toutes les informations à savoir sur la rentrée 2017 en Bretagne. 
La rentrée scolaire 2017 sera marquée par de nombreuses évolutions en Bretagne. 618 581 élèves (formations post-bac comprises) seront attendus dans les établissements de la région, soit une hausse de 115 élèves par rapport à 2016.

Mais cette très légère variation entre les effectifs de l'année actuelle et ceux de l'année à venir cache un fort déséquilibre entre le 1er et le 2nd degré. Pour la rentrée 2017, 324 690 écoliers sont attendus dans le public comme dans le privé, soit 3 313 de moins qu'en 2016.
À contrario, 3 428 élèves supplémentaires devraient faire leur rentrée dans le 2nd degré (collèges, lycées, lycées pros, post-bac et prépas diverses) en fin d'année, pour un total de 293 891 élèves. 


Des enseignants supplémentaires

Thierry Terret, recteur de l'académie de Rennes, a précisé que 249 postes d'enseignants seront créés, "majoritairement dans l'Ille-et-Vilaine" : 65 emplois dans le 1er degré et 184 dans le 2nd.

"Ces moyens permettront de lutter contre les difficultés scolaires avec la poursuite du dispositif ''plus de maîtres que de classes'', particulièrement dans les écoles situées en éducation prioritaire et d'améliorer le remplacement des enseignants" détaille Thierry Terret. 

Dans cette optique, des moyens supplémentaires seront également déployés sur le vivier des remplaçants. 
durée de la vidéo: 00 min 43
Interview Thierry terret, recteur de l'académie de Rennes
La création de postes prend également en compte les enseignants bretonnants. Mais les concours n'étant pas encore passés, le nombre de professeurs bilingue français-breton pour la rentrée 2017 n'est pas encore connu.

"Nous travaillons avec l'OPLB, avec la région, avec les municipalités à conforter l'offre de la formation bilingue en primaire. Cela suppose qu'un vivier existe, d'ouvrir davantage de classes. Nous avons les moyens de mettre en oeuvre la politique que nous souhaitons mener" indique le recteur de l'académie de Rennes. 

Micro-lycée pour les décrochages

L'académie de Rennes a révélé vouloir mettre en place à partir de la rentrée 2017 un mini-lycée pour les personnes en décrochage scolaire. 

"Nous avons voulu apporter une réponse originale à ce type de public, âgé de 16 à 25 ans. Il pourrait accueillir entre 20 et 30 personnes, prioritairement en Ille-et-Vilaine, là où cette tendance est plus forte" détaille Thierry Terret. Ce projet concernerait aussi bien des personnes ayant déjà travaillé que des personnes qui ont quitté l'école prématurément pour diverses raisons. 

Dispositif pour les précoces

Le rectorat s'intéresse également aux personnes intellectuellement précoces notamment aux lycées.

"Rien n'existe pour eux à l'heure actuelle. Nous souhaitons créer un dispositif particulier avec des personnels spécialisés pour les prendre en charge. On dénombre 3 à 4% d'élèves intellectuellement précoces et seulement une infime partie d'entre eux, une vingtaine, pourraient avoir besoin d'un accompagnement particulier" argumente le recteur de l'académie de Rennes.

Sécurité

En raison de l'état d'urgence en France, la sécurité est un aspect important à prendre en compte dans les établissements scolaires. À partir du 15 janvier, un mineur qui effectue un voyage à l'étranger seul devra obligatoirement avoir une autorisation de sortie du territoire signée par l'un de ses parents.

Ce document n'était plus indispensable depuis 2013. Mais il sera désormais nécessaire pour les voyages scolaires. Le rectorat se réserve le droit d'annuler des séjours hors de la France s'il estime que la sécurité des élèves est en jeu. 

Par ailleurs, "les exercices attentats et de gestions de crises se poursuivent dans les établissements bretons" a indiqué Thierry Terret. Parallèlement, les formations aux premiers secours et la sensibilisation aux gestes qui sauvent seront renforcées et dispensées aux élèves de troisième ainsi qu'à l'ensemble des délégués de classe en Bretagne. Cela représente un engagement financier à hauteur de 200 000 euros pour l'académie de Rennes. 


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