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Éducation : les syndicats des enseignants et non enseignants appellent à la grève ce lundi dans toute la Bretagne

Manifestation d'enseignants en grève à Rennes le 12 novembre 2018 / © Gilles Le Morvan
Manifestation d'enseignants en grève à Rennes le 12 novembre 2018 / © Gilles Le Morvan

Les syndicats appellent à une grève unitaire et s'attendent à une mobilisation très fortes des enseignants des écoles, collèges et lycées en Bretagne. Déjà ce matin de nombreuses écoles élémentaires et maternelles offraient un service minimum pour la garde des enfants.

Par Marc-André Mouchère


Brest, Quimper, Lorient, Vannes ou encore Saint-Brieuc, des manifestations ont eu lieu partout en Bretagne. Les personnels de l'Éducation enseignants et non-enseignants, du public et du privé, sont tous concernés. Le budget 2019 de l'Éducation prévoit de supprimer 2.650 postes dans les collèges et lycées publics, 550 dans le privé et 400 dans l'administration.

À Rennes ils étaient entre 1000 et 1500 selon les sources. Ils répondent à un appel unitaire et national des syndicats de l'Éducation (enseignants et non enseignants du public) SNES-FSU, Sgen, Unsa, ​​​​CGT, CFDT, FO, Sud et Snalc (voir encadré).
En cause : le projet et le budget de la rentrée 2019.

Gwënael Le Paih secrétaire général du SNES-FSU Bretagne
 

L'éducation : une priorité nationale

Les syndicats des enseignants de l'Éducation nationale s'inquiètent des perspectives envisagées pour 2019.
Pourtant, sur le site de son ministère, Jean-Michel Blanquer présente l'éducation comme une priorité nationale :  " Plus que jamais, l’éducation nationale sera le premier budget de l’État, en hausse d’environ 860 M€ (+ 1,7 % hors pensions) par rapport à 2018, et le premier employeur public avec presque 1,2 million de personnels qui oeuvrent à la réussite de 13 millions d’élèves."

Mais pour l'Unsa éducation, "si une hausse est une bonne nouvelle en soi, il faut voir ce qu’elle recouvre." car l'éducation nationale contribuera en 2019 pour un tiers de la baisse des effectifs de fonctionnaires voulues par le gouvernement. Le Premier ministre, Édouard Philippe, avait déjà précisé en août que 4.500 postes seraient supprimés dans la fonction publique d'État en 2019, et plus de 10.000 en 2020.

Une lourde saignée selon les enseignants, avec 2650 suppressions d'emplois au plan national dans le second degré, c'est à dire dans les collèges et les lycées, alors que 30 000 élèves supplémentaires seraient attendus pour la rentrée 2019.

Ce seraient même 40 000 élèves supplémentaires selon un article parus dans Le Monde :
"Entre 2019 et 2021, l’augmentation des effectifs continuera « avec environ 40 000 élèves supplémentaires attendus chaque rentrée » selon la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance de l’éducation nationale (DEPP, le service statistiques du ministère)".

Mais alors qu'est-ce qui permet au ministre de l'éducation d'être si positif ? Toujours selon l'Unsa, première organisation syndicale de la fonction publique d'État, le 1er degré devrait gagner 2 325 postes devant élèves. L'entourage du ministre affirme que pourront être assurés les dédoublements dans tous les CP et CE1 des écoles en REP+, l'amélioration des taux d'encadrement en zones rurales et l'extension de l'obligation scolaire à 3 ans : avec un budget en augmentation moindre que les années précédentes, on peut douter de la réalisation de ces objectifs.
 

150 postes seraient supprimés en Bretagne dans les collèges et lycées


En Bretagne environ 150 postes seraient supprimés dans le second degrés malgré l'annonce d'effectifs d'élèves en hausse; mais le ministère table sur les heures supplémentaires.

Dans le 1er degré (primaires) 150 postes seraient créés. Mais les enseignants estiment que pour répondre aux ambitions de leur ministre de dédoublement des classes de CP et CE1 en réseaux d'éducation prioritaires (REP+), ces 150 postes seront insuffisants. Il faudra alors supprimer des postes dans d'autres classes de l'académie et procéder à des redéploiements.

Dernier point qui alertent les enseignants : la perte de 400 emplois administratifs. Gwénaël Le Paih estime que ces services sont déjà sous-administrés : ces dernières années, ils ont déjà été vidés à hauteur du nombre de fonctionnaires nécessaires aux besoins d'un département breton. Aller plus loin selon lui mettrait en jeu la qualité du travail de l'académie.







 

Une mobilisation intersyndicale

Précisions sur les plateformes de revendications

Les syndicats des fédérations FSU, CFDT et Unsa, dans le primaire (écoles maternelles et élémentaires) et le secondaire (collèges et lycées) ont appelé à la grève, dans le public et le privé, pour réclamer l'annulation des suppressions de postes.

Les syndicats Éducation nationale d'autres fédérations (CGT, Sud, FO) ont eux aussi appelé au mouvement, contre les suppressions de postes mais aussi contre la réforme de l'enseignement professionnel, la réforme du lycée et plus largement contre "la casse du statut général de la fonction publique".

Enfin, le Syndicat national des lycées et collèges (Snalc) s'est associé, lui, aux deux plateformes
 (source AFP)

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