Brest : le débardage à cheval au service de l'entretien des espaces verts

Si vous êtes allés vous promener au bois de Keroual ou sur les rives de la Penfeld ces derniers temps, vous avez peut-être croisé une équipe de travailleurs peu ordinaire. Brest Métropole expérimente l'emploi de chevaux de trait, pour l'entretien de ses espaces verts. 

Atoum a 10 ans. Ce cheval de trait oeuvre au dessouchage en forêt de Brest et arrache du laurier palme
Atoum a 10 ans. Ce cheval de trait oeuvre au dessouchage en forêt de Brest et arrache du laurier palme © J. Le Bot - France Télévisions

Depuis le début d'année, Brest tente une nouvelle méthode pour la gestion de ses espaces naturels. Dans les bois de Keroual et Kervallon, les promeneurs peuvent croiser un cheval de trait et ses équipiers, en train d'arracher des plantes invasives ou des arbres. 


Gestion écologique 


La ville a en effet décidé d'utiliser la technique du débardage, laquelle consiste à transporter des arbres abattus de leur lieu de coupe, vers une zone de dépôt à l’aide d’un cheval. Le débardage offre plusieurs avantages. 
En hiver, lorsque les sols sont très humides : le cheval entraîne très peu de dégât lors de son passage, la régénération naturelle est préservée, le sol n’est pas tassé et il n’y a pas de formation d’ornières. Le cheval présente aussi un autre intérêt : il déploie une énergie non polluante et silencieuse. 


Venir à bout des lauriers palme


Les chevaux sont employés selon leurs compétences, liées à leur âge. "Le déssouchage, c'est spécifique on demande ça à de vieux chevaux, pas à des jeunes. Là c'est comme leur demander de tirer sur un mur, il faut qu'ils aient l'envie d'aller tirer", explique Anne-Louise Blouin, prestataire en traction. 

Parmi les missions des chevaux à Brest, tenter d'éradiquer le laurier palme. Après avoir été implantée dans les jardins des particuliers dans les années 70, la plante s'est faufilée dans les espaces naturels. Elle menace désormais les espèces comme les chênes, les hêtres ou les chataîgniers. "On a des centaines de m² qui sont colonisés, du coup on a un sous bois qui se referme complètement, qui est obscur. On est obligé de supprimer toute cette couche sombre de laurier palme, pour permettre le renouvellement du boisement", indique Rémi Rouié, technicien à la direction des espaces verts. 


Le débardage à cheval vient compléter le travail mécanique au tracteur et treuil. Si l'expérience se révèle concluante, elle pourra éventuellement le remplacer dans des cas particuliers, notamment lorsque le sol est humide.

 

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