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Brest. Faut-il interdire le mouillage à Molène pour protéger le grand gravelot ?

Le grand gravelot sur l'estran / © Colsu [CC BY-SA 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0)], from Wikimedia Commons
Le grand gravelot sur l'estran / © Colsu [CC BY-SA 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0)], from Wikimedia Commons

La Préfecture du Finistère a interdit de mouillage aux plaisanciers l’archipel de Molène, afin de protéger une espèce rare, le grand gravelot, durant la nidification. Les plaisanciers ne sont pas d'accord.
 

Par Stéphane Grammont

Le sous-préfet de Brest a alerté ce vendredi sur la survie du grand gravelot, un oiseau migrateur présent sur certaines îles bretonnes, dont l’archipel de Molène. Dans une conférence de presse, Ivan Bouchier a assuré qu’il y avait "urgence à trouver des solutions de préservation", alors qu’il reste moins de 200 couples en France.

Dans l’archipel de Molène, on compte une quarantaine de ces couples. En période de reproduction, entre mars et juillet, l’oiseau au bec jaune oranger à pointe noire fréquente les plages de sable, gravier et galets. Il niche alors à même le sol, ce qui le rend particulièrement vulnérable au piétinement.


Ce sont précisément la vue de ces plages qui font le bonheur des plaisanciers aux beaux jours. C’est pourquoi un arrêté interdisant entre avril et juillet l'accès à certaines parties des îlots de l'archipel est en projet, et fera partie des mesures d’urgences qui seront présentées au conseil de gestion du parc marin d’Iroise.
 
Vers une interdiction de mouillage à Molène ?
LAGOUTTE Tara, LAGOUTTE Tara
 

Une pétition des plaisanciers


Les plaisanciers ne voient pas d’un bon œil cette interdiction, et l’ont fait savoir par le biais d’une pétition sur change.org, qui vendredi 1er février comptait déjà plus de 900 signatures.

Familiers de la préservation de la biodiversité du parc marin d’Iroise, c’est le principe même de l’interdiction qui froisse les plaisanciers. « Et demain, qu’est-ce que ce sera, une autre interdiction ? » se demande Pierre Chauchot, secrétaire de l'association des plaisanciers du port du Conquet, « et à terme on va se retrouver comme au parc de Port-Cros, où tout est interdit

Ce sont seulement certaines parties de l’estran non-habité qui sont con cernés par ces restriction précise Ivan Bouchier. « Nous savons où se trouve ces nids de sternes ou de gravelots, et c’est à ces endroits-là que pendant quatre mois dans l’année nous demandons de laisser tranquille ces oiseaux. »

L'arrêté pourrait être pris pour deux ans, éventuellement renouvelable. D'ici là, le Parc national marin d'Iroise pourrait être étendu afin d'englober les zones sensibles de l'estran.


 

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