Coordonné par l'Ifremer, le projet Vivaldi sur la santé des mollusques arrive à son terme

Le projet Vivaldi a été initié par l'Ifremer. / © France 3 Iroise
Le projet Vivaldi a été initié par l'Ifremer. / © France 3 Iroise

Ce projet européen, lancé en 2016, se termine après trois années de recherches fructueuses. Des recherches sur la santé des mollusques d'un grand intérêt pour la conchyliculture. Le projet Vivaldi propose des recommandations pour une meilleure gestion des maladies.

Par La rédaction

Un programme de grande envergure. Lancé en 2016, le projet Vivaldi réunit 21 partenaires de 11 pays, majoritairement européens. Les recherches menées par les scientifiques avaient notamment pour but de détecter les organismes pathogènes affectant les coquillages, renforcer les défenses immunitaires des huîtres ou encore identifier les individus les plus résistants.

La recherche contre les maladies des mollusques représente un intérêt majeur pour la conchyliculture, qui embauche environ 40.000 personnes à l'échelle européenne. Certains élevages ont été décimés par des virus ou bactéries.
 

À l'initiative de l'Ifremer

Ce projet de recherche est lancé par l'Ifremer en 2016. L'institut est une référence européenne sur les maladies des coquillages. "Les maladies des coquillages ne s'arrêtent pas aux frontières : la recherche doit donc s'organiser à l'échelle internationale," estime François Houllier, président-directeur général de l'Ifremer. 

Au total, quatre sites ont fait l'objet d'échantillonnages et d'analyses : le delta de l'Èbre et la ria de Vigo en Espagne, la baie de Dungarvan en Irlande et la rade de Brest en France.
"Les résultats obtenus permettent de mieux connaître les organismes pathogènes qui affectent les élevages conchylicoles, de mieux comprendre les facteurs qui influencent les mortalités [...] et d'identifier des solutions pour éviter ou réduire l'impact de ces maladies." selon Isabelle Arzul, chercheuse à l'Ifremer et coordinatrice du projet. 
 

Tout d'abord, le projet Vivaldi avait pour ambition d'améliorer les connaissances sur les organismes pathogènes des coquillages. Notamment sur le virus OsHV-1 qui touche les huîtres. Les travaux des chercheurs ont montré que ce n'est pas seulement un virus mais tout un panel d'agents pathogènes qui touche ce mollusque. L'étude a également montré que ce virus peut survivre dans l'eau deux jours. 

Le projet Vivaldi a aussi encouragé la recherche dans l'immuno-stimulation des huîtres. Comme les humains, elles disposent d'une mémoire immunitaire qui permet d'activer certaines défenses en cas d'attaque du virus incriminé. Les recherches visaient à stimuler les réactions immuno-défensives des huîtres.

Encore concernant les huîtres, il a été prouvé que la cohabitation des élevages avec d'autres espèces comme les moules ou les ascidies encourage la lutte des coquillages contre les virus. La température de l'eau joue également sur la santé des coquillages.

Ce projet Vivaldi a permis de créer un réseau d'experts internationaux qui partagent leurs connaissances sur la question de la santé des mollusques, bien au-delà des frontières européennes.
 

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