Football, après son match nul face à Reims, Brest risque-t-il de descendre du podium ?

Lors de la 33ème et avant-dernière journée de Ligue1, Brest a été accroché 1-1 à domicile par Reims, actuel 10ème du classement. La troisième place des Finistériens se retrouve un peu plus menacée par Lille, en déplacement à Nantes ce 12 mai. L'équipe bretonne ne devance le Losc que de trois points et seuls les trois premiers sont directement qualifiés pour la phase de groupes de la Ligue des champions.

En panne de réalisme, Brest n'a pu faire mieux qu'un match nul 1-1 contre Reims, vendredi, pour la 33e journée de Ligue 1 et reste sous la menace de Lille, qui joue dimanche 12 mai à Nantes.

Une troisième place en danger

Avec 58 points, mais une différence de buts moins bonne que celle des Nordistes, qui sont à trois points, Brest pourrait se voir ravir la 3e place et la qualification directe pour les poules de la Ligue des champions, en cas de victoire du Losc.

Nice, 5e avec 54 unités et un match en moins, est aussi mathématiquement capable de coiffer les Brestois au poteau, mais il faudrait que ces derniers perdent à Toulouse, pour la dernière journée, et Lille et Nice s'affronteront justement pour la 34e levée.

Brest privée de ses atouts

Sans Pierre Lees-Melou, venu recevoir son prix de meilleur joueur brestois de la saison avant le match, mais dont la saison est terminée après une fracture du péroné, et Romain Del Castillo, en délicatesse avec un mollet, Brest a de nouveau manqué d'inspiration, de créativité et, pour tout dire, parfois de talent.

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Une équipe de Reims combative

De l'engagement, de la combattivité et de la générosité, il y en a eu à revendre, en revanche, et face à Reims, qui a redressé la tête après l'humiliation contre Clermont (4-1), c'était bien le minimum.

Car ils ont trouvé du répondant athlétique chez l'équipe dirigée pour la première fois par Samba Diawara, chargé de finir la saison après la mise à l'écart de Will Still.

Les Champenois ont souvent contrarié les montées adverses avec un pressing qui a provoqué beaucoup de pertes de balle bretonnes.

Ces derniers se sont même mis dans la difficulté presque tout seuls sur la première réelle offensive adverse.

Occasions gâchées

Junya Ito, laissé sans pression le long de la ligne de touche droite, a enroulé un centre fuyant que Marshall Munetsi est venu couper en se jetant tête la première, trompant Marco Bizot, légèrement avancé (0-1, 25e).

Il y a alors eu quelques minutes de flottement où l'on a senti le poids de la pression et de l'enjeu sur les épaules des Finistériens, qui ont parfois laissé filtrer leur frustration.

A la 37e minute, Keito Nakamura a même failli doubler la mise, d'une frappe légèrement déviée hors du cadre par un défenseur.

Là où Eric Roy trouvera surtout à redire dans la prestation de son équipe, ce sera peut-être sur le manque de réalisme, car Brest s'est tout de même créé bien plus d'occasions nettes que son hôte du soir.

Dès la première minute, Mahdi Camara s'était enfoncé dans la surface, côté droit, mais son tir à ras de terre avait été bien repoussé par Yehvann Diouf.

A la demi-heure de jeu, c'est une volée de Hugo Magnetti, sur une remise de la tête en retrait de Steve Mounié, qui avait filé de peu à côté, alors que Martin Satriano n'avait pas réussi à cadrer sa tête à la 42e.

En seconde période, Jérémy Le Douaron a gâché coup sur coup deux belles position de tir (64e, 67e), avant que Mounié, au point de pénalty, n'envoie dans les nuages sa reprise sur un centre en retrait de Magnetti (77e).

Mais les filets ont tout de même tremblé en faveur des locaux, avec un but qui ressemblait fort à celui de la victoire 5-4 à Rennes il y a peu.

Sur un long centre de Kenny Lala, c'est Lilian Brassier qui a surgi au second poteau pour smasher le ballon de la tête dans le petit filet opposé (1-1, 45+2).

Un but qui pourrait s'avérer capital dans neuf jours où Brest devra encore produire un dernier effort pour arracher sa place dans l'élite continentale la saison prochaine.

Une saison exceptionelle

La saison est "déjà exceptionnelle", a rappelé le coach Eric Roy tout en reconnaissant éprouver "un mélange de déception et de fierté", après ce match où ses joueurs ont réussi à revenir au score juste avant la pause mais sans faire basculer le match en leur faveur ensuite.

"Il est évident que ce n'est pas le match nul qu'on souhaitait ce soir, on souhaitait gagner ce match, forcément, pour la +der+ (de la saison) à Le Blé", a-t-il admis.

"Mais en même temps, c'est une équipe qui est encore allée au bout d'elle-même et elle a essayé jusqu'au bout. Elle n'a pas été récompensée mais c'est les aléas du foot", a-t-il balayé.

"Ce match-là, on pouvait le gagner différemment, en ayant beaucoup plus d'impact, en ayant cette capacité à mettre des centres dans la surface de réparation et avec des garçons qui ont de la présence dans cette zone de jeu", a-t-il détaillé.

Mais pour cela, "il faut faire le geste juste et on n'a pas su le faire. C'est le seul bémol de cette soirée".

Il a aussi loué la combativité de Reims, 10e et qui n'a plus rien à craindre ni à espérer. "Il y a eu une équipe en face qui n'est pas venue en claquette, même si je l'ai lu dans la presse (...) Tout le monde joue à fond et c'est bien, parce que l'éthique sportive est très importante".

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Même pas peur !

 

Eric Roy a également assuré ne pas trembler pour la 3e place qui sera perdue dès dimanche si Lille gagne à Nantes. "C'est possible, on verra. Il y a une semaine (après le 0-0 contre Nantes), j'étais là, déjà, et on me disait qu'on allait sortir du podium et Lille n'a pas gagné (défaite à domicile contre Lyon 4-3), donc voilà, on verra", a-t-il balayé.

Brest sera "sur la scène européenne l'année prochaine. Après, est-ce que ce sera la plus grande ou une Ligue Europa ? On verra bien, mais en tout cas c'est déjà exceptionnel", a-t-il rappelé.