Handball : Les Brestoises de retour en Ligue des champions en septembre

Qualifiées pour les quarts-de-finale de la Ligue des champions, les joueuses du Brest Bretagne Handball (BBH) devront attendre septembre pour affronter les Russes de Rostov. C'est, en tout cas, ce qui est annoncé pour l'instant. Mais elles pourraient aussi rejoindre directement le Final Four. 

Brest-Györ, le 23 février dernier, un des derniers matches de Ligue de champion du BBH avant le confinement
Brest-Györ, le 23 février dernier, un des derniers matches de Ligue de champion du BBH avant le confinement © Le Télégramme/Patricia Mérer

Le Brest Bretagne Handball (BBH) sait maintenant que les quarts-de-finale de la Ligue des champions n'auront pas lieu en juin. Mais le 3 septembre. L'EHF, la fédération européenne de handball, a finalement tranché. Une décision à laquelle le club brestois se préparait, au regard du contexte sanitaire lié à l'épidémie de Covid-19. "Après l'arrêt du championnat de France, on s'y attendait forcément, souligne Laurent Bezeau, l'entraîneur du BBH. De toute façon, après ces semaines sans entraînement, il aurait été impossible de reprendre une préparation suffisante pour affronter un match de ce niveau en juin".


Match sec


Des quarts-de-finale avec des règles modifiées : au lieu de deux matches aller et retour, ce sera un match sec, face aux Russes de Rostov. "C'est une forme de loterie qui va profiter à l'équipe la plus en forme, dit l'entraîneur brestois. Il n'y aura pas de seconde chance". Ni de rencontre à domicile, comme prévu initialement. L'EHF a décidé de regrouper les derniers matches de Ligue des champions en un seul endroit, Budapest, et dans un laps de temps très court. "En gros, on jouerait les quarts le jeudi, puis le Final Four ( les demi-finales, NDLR), si on se qualifie, deux jours après".

Ce premier scénario imaginé par l'EHF reste toutefois suspendu à l'évolution de la pandémie. Et c'est ici que la géopolitique s'invite sur le terrain. L'espace Schengen est pour l'instant fermé. La Russie (et donc l'équipe de Rostov) n'en fait pas partie. Ce qui voudrait dire : pas de voyage jusqu'à Budapest pour les Russes. "On ne sait pas comment tout cela va bouger, remarque Laurent Bezeau. Et quand bien même l'espace Schengen rouvrirait, rien ne dit que les frontières russes rouvriraient aussi. Dans ce cas de figure, on imagine mal une équipe russe prendre le risque d'une mise en quatorzaine obligatoire avant d'avoir le droit de jouer ce quart-de-finale. Cela paraitrait incroyable".


Un ticket direct pour le Final Four ?


Se dessine un second scénario. Plus favorable au BBH. Si le Final Four était reporté à octobre, les quarts-de-finale seraient annulés. Et Brest décrocherait un ticket direct pour les demi-finales, ayant terminé deuxième de sa poule lors du tour principal. "Il y aurait deux équipes françaises en demi puisque Metz serait également qualifiée, note l'entraîneur du BBH. Ce serait historique !".

Le conditionnel est de mise d'autant, comme le rappelle Laurent Bezeau, "on n'a pas vraiment de vision à long terme avec ce virus. Il faut juste avoir un peu de retenue et de pudeur vu ce que nous vivons en ce moment. Il y a plus important".
 

Avec la nouvelle équipe


Reste la question de la préparation de l'équipe pour cette Ligue des champions. Là encore une équation à plusieurs inconnues. "On attend de connaître les modalités du déconfinement. Si l'on doit s'entraîner en respectant des distances, ça va être compliqué. Le hand, c'est un sport de contact, où on se transmet un ballon". Sans parler de l'absence de matches, même amicaux, pour se remettre en jambes. 

Chose inédite : c'est avec l'équipe nouvelle formule que le BBH ira à Budapest. "C'est assez rocambolesque oui !, souligne Laurent Bezeau. On a des joueuses qui sont parties, d'autres qui sont arrivées. Tout est à reconstruire pour la prochaine saison, c'est une autre histoire qui commence et pourtant, on finirait avec ces nouvelles recrues ce qui a été commencé avec l'ancienne formation".

 

Quant à la reprise du championnat de France, elle est annoncée pour le 22 août. Emaillée de "peut-être" et de "si". "Depuis le début de cette crise sanitaire, je n'arrête pas de dire que la seule chose que l'on sait, c'est que l'on ne sait rien" ajoute l'entraîneur du BBH.

Seule certitude : les joueuses, aujourd'hui au chômage partiel, ont, selon Laurent Bezeau, "hâte de revenir sur le terrain. Si on ne peut pas s'entraîner en mai-juin, on devra attendre début juillet. En espérant avoir un temps de préparation adéquat pour jouer la Ligue des champions dans de bonnes conditions physiques et psychologiques".
 
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