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Des Pyrénées au Finistère, 52 jours de marche pour lutter contre la mucoviscidose

Gérard Cantin et Sasha, ensemble pour cette grande aventure / © Olivier Le Boucher
Gérard Cantin et Sasha, ensemble pour cette grande aventure / © Olivier Le Boucher

La marche est, pour lui, "une parenthèse hors du temps". Sa prochaine randonnée sonne comme un défi. De la Catalogne au Finistère, Gérard Cantin n'aura qu'une seule motivation : user ses semelles pour aider la lutte contre la mucoviscidose. 

Par Carole Collinet-Appéré

Gérard Cantin est plutôt un habitué des terrains de handball. Il préside d'ailleurs le comité départemental du Finistère. L'homme est aussi un randonneur aguerri : depuis plus de 40 ans, il sillonne chemins et sentiers, avec sa femme, Huguette. En Bretagne, dans le Jura, les Cévennes, dans le désert également... Le 8 juillet, c'est en solo qu'il partira, sac à dos sur les épaules, pour un défi qui lui tient à coeur : marcher au profit de l'association Vaincre la mucoviscidose. "Je vais relier le cap Cerbère en Catalogne à la pointe de Corsen à Plouarzel, dit-il. Soit 1520 kilomètres en 52 jours"

Récolter des fonds

"Deux caps et deux pieds", c'est ainsi que Gérard Cantin a baptisé son projet. "L'idée est de partager symboliquement mon souffle avec Sasha et tous les malades atteints de mucoviscidose". Sasha, un petit garçon de 10 ans, copain d'école d'une des petites filles de Gérard. "Sasha est un môme courageux, soumis à un traitement médical lourd, explique le randonneur. Quand on le regarde, si espiègle, on n'imagine pas son quotidien. Pour tous ces malades, il y a tellement de soins, de contraintes et d'efforts à faire tous les jours. Il y a aussi l'espoir qu'ils mettent dans la recherche médicale".

 

Si le plaisir de marcher seul, de prendre des chemins inconnus, "de partir à l'aventure" reste un guide indéfectible, Gérard Cantin entend profiter de son périple pour "faire connaître cette maladie et récolter des fonds". D'ailleurs, sur le blog que son fils a créé pour l'occasion, chacun peut participer à sa manière. "Soit en m'hébergeant, soit en marchant à mes côtés, soit en achetant un kilomètre". Chaque kilomètre acheté correspond à une action financée. "Par exemple, indique Gérard Cantin, une nuit d'hébergement dans une maison de parents pour rester auprès de son enfant hospitalisé. Ou encore une heure d'aide à domicile pour un malade en attente de greffe".

Marcher 7 heures par jour

Pour ne rien laisser au hasard et même s'il est en bonne forme physique, Gérard s'astreint à un régime draconien : marcher 20 kilomètres tous les deux jours. "Depuis avril, j'ai fait 500 km, avec le sac à dos, souligne-t-il. Il faut que mon corps s'habitue à cette charge". Un sac qui pèsera un peu plus de 10 kilos et de tout son poids quand il faudra s'attaquer au Pic du Canigou dans les Pyrénées-Orientales. "Ce sera le plus gros morceau de cette randonnée"

Pas question de bivouaquer et de dormir à la belle étoile : le randonneur finistérien logera chez l'habitant ou dans des gîtes d'étape. "J'ai déjà trouvé 28 hébergements sur les 53 dont j'ai besoin, annonce-t-il. Des gens ont spontanément proposé de me recevoir chez eux, c'est vraiment généreux". Au départ, à Cerbère, une fête est même programmée, avec le soutien des handballeurs du coin. "Je prévois de faire 30 kilomètres par jour, soit 6 à 7h de marche en moyenne. Je vais vivre cela comme une parenthèse hors du temps"
Quant au dernier kilomètre jusqu'à la Pointe de Corsen, c'est avec Sasha que Gérard Cantin le partagera. Arrivée prévue dans le Finistère : le 31 août.
 

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