RENCONTRE. Le Finistérien, David Gaudu, boucle un Tour de France 2022 magistral

Longtemps considéré comme un espoir du cyclisme breton, David Gaudu confirme les attentes en terminant 4e du Tour de France 2022. Dans un entretien, il explique à quel point cette performance l'encourage à "viser encore plus haut".

Il a longtemps fait figure d'espoir du cyclisme breton. Ce Tour de France aura confirmé le talent de David Gaudu. Epaulé par Valentin Madouas, l'autre Finistérien de l'équipe Groupama-FDJ, copain de longue date, David Gaudu finit le Tour de France 2022 à la 4e position.

Au pied du podium mais un bel exploit pour ce coureur de 25 ans, leader de son équipe Groupama-FDJ pour la première fois.

Le grimpeur breton explique comment sa 4e place sur le Tour de France 2022, meilleur résultat pour un Français depuis 2017, le "motive pour viser encore plus haut" dans un entretien à l'AFP ce dimanche 24 juillet avant le départ de la dernière étape.

  • Avec un peu de recul, comment analysez-vous cette 4e place et change-t-elle vos ambitions pour l'avenir ?

David Gaudu : C'était la première fois que j'étais clairement leader avec une équipe dédiée à 100% pour moi. Ce test est réussi. J'ai réussi à être avec les meilleurs grimpeurs du monde, le gratin du gratin, et ça me donne de la confiance pour la suite. Ça fait du bien à la tête. Le fait de n'avoir jamais rien lâché montre que la stratégie mise en place était la bonne. D'habitude, je grimpe jusqu'à ce que ça explose. Là, ça s'est fait naturellement de prendre mon train dans les montées. J'ai eu la chance aussi de pouvoir compter sur une grosse équipe avec notamment Valentin (Madouas), le 4x4 (rires). Maintenant, le plus dur est de confirmer. Mais ça me motive pour continuer à progresser, pour viser encore plus haut.

  • Plus haut, c'est Vingegaard et Pogacar. Quand vous voyez leur niveau, ça fait peur ou ça vous motive ?

David Gaudu : Ça motive. Forcément, ils sont plus forts que nous. Mais on a vu Pogacar faire une fringale sur l'étape du Granon. Personne n'est à l'abri. Ça m'inspire pour travailler encore plus et tenter de rattraper leur niveau. Si je vais y arriver ? Je n'en sais absolument rien. Mais je vais essayer.

  • Quels sont vos principaux axes de progression et votre calendrier pour les prochains mois ?

David Gaudu : On a énormément travaillé le contre-la-montre et on va continuer à le faire. Aujourd'hui, pour être un super coureur, il faut être bon partout. Regardez Pogacar : l'année dernière, il gagne le Tour de France et Liège-Bastogne-Liège, les deux courses qui me font rêver. Quant à mon programme, je vais faire quelques critériums et samedi prochain, je serai à la San Seb' (Clasica San Sebastian). Après, je ne sais pas. Les Championnats du monde (en septembre en Australie), pas sûr que j'y sois. Je n'ai pas de news de Thomas Voeckler (sélectionneur de l'équipe de France).