Ulyx, un nouveau sous-marin capable d'explorer les abysses dévoilé par l'Ifremer

Il s'appelle Ulyx. Jaune, mesurant 4,5 mètres de long et pesant 2,7 tonnes, il s'agit du nouveau sous-marin autonome français capable d'explorer les abysses, présenté par l'Ifremer. 

"Ulyx" un nouveau sous-marin présenté par l'Ifremer
"Ulyx" un nouveau sous-marin présenté par l'Ifremer © Ifremer
Ulyx est un robot autonome sous-marin, conçu pour plonger jusqu'à six mille mètres de fonds, sans personne dedans. Doté d'une autonomie de 48 heures, d'une intelligence embarquée, de multiples capteurs intelligents destinés à cartographier les grands fonds, il va rejoindre la flotte océanographique française. La France devient ainsi le quatrième pays au monde (avec les États-Unis, le Japon et le Royaume-Uni) à détenir un tel robot, pensé pour les grands fonds. Il a été présenté par l'Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer) le 23 octobre. 


Une avancée supplémentaire


Ewan Pelleter, géologue marin pour l'Ifremer explique que ce nouveau robot vient compléter le travail de deux autres dispositifs déjà existants, plongeant aussi à 6000 mètres : le Nautil, un sous-marin habité et le Victor, un robot télé-opéré. Ces deux engins permettent de "récupérer des échantillons, faire des mesures près du fond".

Ulyx apporte une autre spécificité. Comme un drone, il va "réaliser un survol des zones, et donner des cartographies extrêment détaillées et fines. Il va détecter nos zones d'intérêt de manière efficace. On va par exemple travailler sur les sources hydrothermales qui sont des oasis de vie dans les grands fonds, dans des endroits où l'environnement apparaît hostile, la pression y est extrêmement forte. Ces espèces vivent à côté de fluides très chauds. On va pouvoir étudier plus facilement ces sites exceptionnels." 
 

Les grands fonds sont de plus en plus regardés par des industriels pour ses ressources minérales et énergétiques. On a besoin d'avoir des connaissances pour pouvoir les préserver. 

Ewan Pelleter


"C'est un outil que la communauté scientifique attend depuis presque 10 ans", s'enthousiasme Ewan Pelleter. Au niveau brestois, il est prévu des missions au milieu de l'Atlantique, "au niveau de la dorsale océanique, où la croûte océanique se sépare (la dérive des continents), dans une chaîne volcanique importante."

Les premières missions d'Ulyx devraient démarrer en 2022, après plusieurs plongées de tests. 
 
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