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La colère paysanne monte à Paris

Des agriculteurs sont partis en tracteurs de la pointe Saint-Mathieu dans le Finistère. Direction Paris où ils doivent participer à la grande manifestation paysanne sur la crise de l'élevage. 600 km à 35km/h pour rejoindre la capitale. 
Direction l'Est avec comme point de mire, la capitale. Les agriculteurs finistériens se sont retrouvés à la pointe Saint-Mathieu à Plougonvelin. Partis peu après 9h, la vingtaine de tracteurs retrouve en chemin d'autres participants à cette montée sur Paris, organisée par la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs. A Guingamp, le cortège devrait gonfler à près de 70 tracteurs.

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Cette opération d'envergure, les agriculteurs l'ont longuement préparé. 600km en tracteur à 35km/h, ce n'est pas une partie de plaisir, et cela coûte cher, plusieurs centaines d'euros de carburantTout a été prévu : la nourriture, l'aménagement des remorques pour le couchage et les sanitaires. Pour continuer à faire tourner les exploitations, les agriculteurs ont du trouver un remplaçant ou embaucher des ouvriers agricoles. 

Deux cars par département breton doivent aussi emmener des éleveurs sur Paris. C'est prés de 600 agriculteurs bretons qui vont se rendre à la capitale jeudi.

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Agriculteur en partance pour Paris


Des axes de circulation à éviter

Le convoi de tracteurs roulant à 35 km/h ne sera pas sans répercussion sur la circulation. Certaines routes sont donc à éviter pour ne pas tomber dans les ralentissements. Ce sont la RN 12, RN 176, RN 175 et l' A84 , les agriculteurs retrouvant les Normands à Caen. Un autre convoi doit partir de Rennes mercredi.

Suivez les perturbations occasionnées par le convoi ICI


Montrer l'ampleur de leur détresse et de leur détermination à Paris

Jeudi à Paris, plus d'un millier de tracteurs sont attendus. Un blocage de la capitale pour démontrer une nouvelle fois la mobilisation du monde agricole qui veut vivre de ses productions. Cette montée vers Paris est la suite des manifestations qui ont eu lieu une bonne partie de l'été dans l'hexagone. Les agriculteurs veulent des "rallonges" du gouvernement au plan d'urgence annoncé en juillet pour résoudre la crise des éleveurs. Ils demandent une baisse des charges, un prix rémunérateur et des mesures pour redonner sa compétitivité à l'agriculture française. Une réunion avec Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, doit se tenir ce jeudi pour connaître les propositions du gouvernement et les avancées des discussions avec les partenaires européens.

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