Locronan (Finistère) : ils refusent l'installation de l'antenne-relais de l'opérateur Orange

L'antenne-relais, schématisée sur la photo, doit être installée dans la commune de Locronan. / © Stéphane Soviller - France Télévisions
L'antenne-relais, schématisée sur la photo, doit être installée dans la commune de Locronan. / © Stéphane Soviller - France Télévisions

Depuis bientôt six mois, à Locronan (Finistère), un collectif se mobilise contre l'installation d'une antenne-relais, haute de 40 mètres, de l'opérateur Orange. Mais pour le maire, impossible de faire machine arrière.

Par Baptiste Galmiche

"On est sur un belvédère qui surplombe la baie de Douarnenez. Une antenne de 40 mètres de haut juste devant, ce n'est pas très beau." Manuel Queinnec, membre de l'association "Bien vivre à Locronan", ne décolère pas depuis que l'opérateur de téléphonie Orange a manifesté son intention d'installer une antenne-relais dans ce village classé au titre des Monuments historiques.
 


Depuis plus de six mois, avec d'autres membres de l'association, il se bat pour que cette construction ne voie jamais le jour. Car en plus de la pollution sonore, ils craignent des conséquences sur la santé, la dévaluation des maisons voisines et, surtout, dénoncent un manque de transparence de la part du maire. Le permis de construire de l'antenne est indiqué sur un panneau caché dans des arbres, loin de la route.
 

Impossible d'annuler cette décision


"Lors de la première réunion publique, où étaient annoncées, à l'ordre du jour, l'arrivée de la fibre à Locronan et la pose d'une antenne, il y a eu une levée de boucliers. On s'est demandé ce que c'était", se rappelle Manuel Queinnec. Mais d'un point de vue juridique, la loi dispose que "les décisions d'urbanisme autorisant ou ne s'opposant pas à l'implantation d'antennes de radiotéléphonie mobile avec leurs systèmes d'accroche et leurs locaux et installations techniques ne peuvent pas être retirées". 

En d'autres termes, le maire ne peut pas revenir sur la décision d'installer cette antenne-relais. De fait, le tribunal administratif de Rennes a donné raison à Orange. "L'État nous a pris en otage. On reconnaît le droit à l'erreur à tout citoyen pour des raisons fiscales ou autres, et on ne la reconnaît pas au maire. C'est quand même fort de café", s'étonne Antoine Gabrièle, maire de Locronan. Seul un avis du Conseil d'État pourrait changer la donne.

De son côté, l'opérateur de téléphonie n'a pas souhaité répondre à nos questions.
 


 

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