États généraux des festivals : réunion de crise à Morlaix

La culture qui se vit debout devant les scènes de concerts mais aussi dans les expos déambulatoires, a été mise à l'arrêt par l'épidémie de Covid-19. Les professionnels de tous les arts vivants, ceux qui se partagent dans des festivals, cherchent le moyen de se réinventer pour retrouver le public.

La ministre de a culture, Roselyne Bachelot, vue au SEW-Morlaix, en direct depuis Avignon
La ministre de a culture, Roselyne Bachelot, vue au SEW-Morlaix, en direct depuis Avignon © Sarra Ben Cherifa / France 3 Bretagne
L'urgence absolue [...] sera d'aider à la remise en route [...] des lieux de culture : festivals, musées, cinémas, monuments historiques." avait annoncé, dès sa nomination, Roselyne Bachelot, la ministre de la culture. Et en premier lieu les festivals tellement touchés par la pandémie que certains étaient condamnés à disparaitre définitivement sans les aides de l'État.

 
La ministre avait donc annoncé qu'elle commencerait par écouter les professionnels en mettant en place des États généraux des festivals. Pour inclure dans ces réflexions un maximum d'acteurs concernés, Roselyne Bachelot a donc imaginé avec son équipe ministérielle, un dispositif de rencontres parallèles dans chaque région de France. Aujourd'hui elle était donc à Avignon, mais au même moment chaque Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) organisait des assises régionales avec des directeurs de festivals, des organisateurs de tournées, des programmateurs... Dans l'après-midi la ministre de la culture s'est adressée à tous depuis Avignon.

 


Le SEW-Morlaix pour accueillir les États généraux des festivals en Bretagne


Pour organiser les États généraux des festivals, la DRAC BRETAGNE a choisi le SEW. Le SEW acronyme pour désigner trois associations partenaires : S pour le cinéma La Salamandre, le E pour l’Entresort/Centre national pour la création adaptée, et le W pour Wart, le producteur de musiques actuelles et organisateur du festival Panoramas.
Le SEW a donc investi l'ancienne manufacture des tabacs si emblémétique de Morlaix, pour en faire un lieux culturel majeur de la région. Il s'y construit actuellement 3 salles de cinéma et il abritera à terme des salles de répétitions, des espaces de travail pour la troupe permanente de l'Entresort/Centre national, une librairie, un restaurant-bar... Le lieu déjà déjà doté d'une grande salle de 240 places assises (800 debout) se prêtait bien, symboliquement, à organiser de telles états généraux.


Festivals: comment se réinventer?


Comment reprendre l'activité des festivals? Sous quelles formes, dans quelles salles, suivant quelles tournées? En zones vertes ou rouges ? Telles sont les questions urgentes pour faire face, si la crise sanitaire devait durer.

Ce vendredi matin une table ronde était animée par Isabelle Charbonnier (DRAC Bretagne) en présence de et Thierry Le Nédic directeur de la culture et des pratiques culturelles au Conseil régional de Bretagne. Étaient présents des représentants de festivals de toutes sorte : Emmanuel Braconnier pour Étonnants Voyageurs (Saint-Malo), Fabrice Bassemon pour Travelling (Rennes), Eddy Pierres pour Panorama (Morlaix), Stéphanie Retière-Secret pour le festival Photo de La Gacilly, Léna Paugam pour le festival de théâtre in situ Lyncéus (Binic-Étable).

Puis des ateliers ont été ouverts autour de cinq thèmes
En début d’après-midi une allocution en direct avec Roselyne Bachelot était organisée depuis Avignon, avant rstitution des ateliers et connexion avec les Rencontres culture et économie de La Gacilly.
 

Des fonds d'urgence pour assurer la survie de la culture

Avec la crise, l’État a mis en place un fond d’urgence pour les festivals qui pour la Bretagne recouvre autour de 500 000 euros d’aides. Une vingtaine de festivals en grande difficulté ont pu en bénéficier en particulier pour couvrir des salaires et assurer leur survie. Certains festivals qui ont pu être maintenus, ont été soutenus pour financer le surcoût des conditions sanitaires.

Les collectivités locales ont versé (ou verseront) toutes les subventions prévues ou à venir d’ici la fin de l’année.
Au total, 175 manifestations ont été soutenues, par subvention, pour un montant de 3,5 millions d’euros.

Lors de cette période d’épidémie et d’ici la fin de l’année, 86% des évènements culturels auront été annulés.

 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
culture culture régionale