Justice. Un ex-restaurateur finistérien jugé aux assises pour viols et proxénétisme

Ce lundi 27 février 2023, le procès d'un ex-restaurateur de Beg Meil à Fouesnant s'ouvre aux assises du Finistère. L'homme est poursuivi pour proxénétisme, viols et violences conjugales sur son ex-compagne.

L'affaire avait éclaté le 6 août 2020 en pleine saison estivale. Ce jour-là, les gendarmes débarquaient dans ce bar-restaurant connu de Beg Meil, à Fouesnant, sur la côte fréquentée du sud-Finistère.

Les gendarmes ressortaient en emmenant le patron et en le plaçant en garde à vue. Deux jours plus tard, le restaurateur était mis en examen pour viols, violence et proxénétisme à l'encontre de sa conjointe, une femme avec laquelle il partageait sa vie depuis 9 ans. Il était alors placé en détention provisoire.

Plus de deux ans et demi plus tard, c'est devant la cour d'assises du Finistère à Quimper que cet homme de 49 ans va devoir répondre de ses actes. Son procès s'ouvre ce 27 février 2023. Les chefs d'accusation retenus contre lui sont multiples : "proxénétisme, violences conjugales et viols" sur sa compagne de 37 ans.

Cocaïne, violences et proxénétisme

Suite à l'interpellation du restaurateur finistérien, l'instruction menée par le pôle criminel de Brest a mis en avant différents délits qui ont été jugés lors d'audiences correctionnelles. Ainsi, en avril 2022, l'homme a été condamné à 6 mois de prison par le tribunal correctionnel de Quimper pour consommation de cocaïne dans son restaurant.

Trois mois plus tard, jugé à Brest, il a écopé de nouveau de 8 mois ferme pour intimidations sur sa compagne. Il avait multiplié, depuis la prison, les appels à son ex-compagne afin qu'elle retire sa plainte. 

Les audiences de ce procès en assises vont porter sur les violences qui lui sont reprochées envers sa compagne. Cette dernière était employée comme serveuse dans l'établissement de Beg Meil. 

Le prévenu est soupçonné de plusieurs viols conjugaux entre 2012 et 2021. Il devra répondre également d'accusations de proxénétisme. Il aurait demandé à son ex-compagne de se rendre dans des logements loués, pour des séances tarifées avec des hommes.

Le procès en assises doit se tenir jusqu'au vendredi 3 mars.

Le restaurateur encourt 20 ans de réclusion criminelle.