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Le personnel de la protection de l'enfance envahit le Conseil départemental du Finistère

Le personnel de la protection de l'enfance envahit le Conseil départemental du Finistère / © Muriel Le Morvan - France 3 Bretagne
Le personnel de la protection de l'enfance envahit le Conseil départemental du Finistère / © Muriel Le Morvan - France 3 Bretagne

Le personnel de la protection de l'enfance du Finistère a investi ce jeudi matin la séance plénière du conseil départemental à Quimper afin de dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail.

Par Krystell Veillard


Épuisés et démoralisés, ils lancent un cri d'alerte, disent-ils "face aux difficultés que nous rencontrons et qui impactent fortement les mineurs qui nous sont confiés", pour espèrent-ils "faire émerger une prise de conscience collective". Les professionels de la protection de l'enfance dénoncent une dégradation de leurs conditions de travail, alors que leurs missions sont de plus en plus complexes. Réunis à l'appel de trois syndicats, CGT, CFDT et CFE-CGC ils se sont rassemblés à partir de 10h ce jeudi matin avant d'investir l'hémicycle du conseil du département.
               
Le projet du département est de spécialiser les personnels pour absorber une charge de travail accrue, sans moyens supplémentaires, mais les personnels craignent de devoir courir dans tous les sens. Nathalie Sarrabezolles, la présidente du département, a écouté les doléances mais ne veut pas revenir sur le projet
                                                                                                                                                                                                                                         

Ces professionnels du centre départemental de l'Enfance et de la Famille, dans une lettre ouverte mettent en avant en particulier, de nouvelles missions, concernant l'accueil de ces jeunes en situation de placement. Missions pour lesquelles ils ne disposent pas des moyens nécessaires pour garantir un accueil dans des conditions satisfaisante. Ils expliquent encore que "de jeunes professionnels contractuels, parfois insuffisamment expérimentés, sont embauchés pour être en première ligne afin de combler les failles du maillage de la protection de l'enfance et du soin". "Les accueils s'effectuent sans vision à moyen et long terme. C'est au jour le jour, voire d'heure en heure que s'organise l'accueil, tandis que la loi 2016 vient renforcer légitimement le travail à partir et pour le « projet de l'enfant »." Dans ce contexte, les agressions se multiplient.

Les manifestants demandent au département "la prise en compte des spécificités de nos missions et de notre fonctionnement. Il est dans votre intérêt de maintenir un service public de qualité et de rétablir de bonnes conditions de travail puisqu’il est de votre responsabilité de garantir la santé physique et mentale des agents comme la sécurité morale et affective des accueillis".




 

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