Tour de France. La spectatrice à la pancarte renvoyée devant le tribunal correctionnel de Brest

La garde à vue de la spectatrice mise en cause dans la chute du peloton du Tour de France a été levée. Elle a été présentée au parquet et est convoquée au tribunal correctionnel en octobre. De son côté, la gendarmerie du Finistère lance un appel au calme.

Une femme âgée de 30 ans était en garde à vue à Landerneau depuis mercredi midi. Elle était entendue à la suite de la chute du peloton du Tour de France, pendant la première étape dans le Finistère.

Cette garde à vue a pris fin ce vendredi matin indique la gendarmerie. Cette femme a été présentée au parquet. 

Renvoyée devant le tribunal correctionnel

Le procureur de la République de Brest indique qu'elle est convoquée au tribunal correctionnel en octobre prochain pour : "mise en danger d autrui par violation manifestem ent délibérée d une obligation particulière de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement" et "blessures involontaires ayant entraîné une incapacité de travail n excédant pas 3 mois par manquement délibéré à une obligation particulière de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement." 

Un appel au calme sur Facebook

Dans un message posté sur les réseaux sociaux, la gendarmerie demande désormais de l'apaisement après l'émotion et les réactions suscitées par cette affaire. "Merci désormais de respecter l'anonymat et la vie privée de cette personne, qui éprouve honte et regret" peut-on lire sur la page Facebook de la gendarmerie. 

A la suite de l'appel à témoins lancé par les enquêteurs, le compte Facebook de la gendarmerie du Finistère a reçu 4000 commentaires, "certains utiles, d'autres beaucoup moins frisant même l'appel à la violence." Lors d'une conférence de presse jeudi, le colonel Nicolas Duvinage, avec le procureur de la République de Brest Camille Mansioni ont rappelé : "Il est important de garder la tête froide sur cette affaire, la personne mise en cause a des fragilités personnelles, il convient de ne pas procéder à un lynchage médiatique ou sur les réseaux sociaux."

L'organisateur du Tour de France, Amaury Sport Organisation (A.S.O) a annoncé retirer sa plainte, également dans un souci d'apaisement.