Horizons, le nouveau parti d’Edouard Philippe séduit des élus bretons

Ce 9 octobre, l’ancien Premier ministre Edouard Philippe a lancé son mouvement politique au Havre, Horizons. Dans la salle, plusieurs maires bretons étaient présents. Le nouveau parti veut s’appuyer sur les expériences des élus de terrain.

"Regarder loin pour aller loin". Edouard Philippe a donné à son parti le nom d’Horizons pour fixer un cap. Plusieurs maires bretons savourent la métaphore marine et annoncent leur projet d’adhérer à Horizons.

Pierre Breteau, le maire centriste de Saint-Grégoire est de ceux là, "Il faut arrêter de regarder le bout de ses chaussures, dit-il. Il faut que l’on ait une vision à long terme pour que les gens s’y retrouvent. Il faut leur donner des perspectives, sinon, ils ne savent pas où ils vont."

Le maire de Châteaubourg, Teddy Régnier approuve. "Les politiques ne font plus que surréagir à ce qui se passe. Ils sont dans l’instant, la petite phrase, l’émotion. Là, c’est autre chose, le projet c’est de construire et sur du long terme puisque quoi qu’il arrive Edouard Philippe n’est pas candidat en 2022".

L’ancien Premier Ministre a précisé dès le début que son "objectif politique, en 2022, c'est de faire que le président de la République, Emmanuel Macron, soit réélu".

"J’ai rencontré Edouard Philippe dans le cadre des Primaires de la droite et du centre évoque Didier Lechien, le maire de Dinan, c’est un homme solide, un homme de compétences qui a la passion des territoires. " 

"Je sais que les partis politique ne sont pas forcément ce qu’il y a de plus populaires continue-t-il, mais la démocratie ne peut pas vivre sans parti."

La question des partis

"On vit une période où il nous faut répondre à des enjeux majeurs analyse Pierre Breteau. Il faut donc réfléchir à ces enjeux. Le bon endroit pour le faire, ce sont les partis politiques, mais ils ont oublié leur raison d’être."

Le maire de Saint-Grégoire poursuit :" Avant les partis politiques étaient des lieux où l’on débattait des idées, des lieux de convivialité, des endroits d’où pouvaient émerger des candidats. Aujourd’hui, il ne s’y produit plus d’idées, et les candidats n’ont plus besoin des partis pour exister."

L’élu Modem restera Modem mais puisque le nouveau parti autorise la double appartenance, il compte rejoindre les rangs d’Horizons.

Pierre supplémentaire

Didier Lechien qui va aussi prendre sa carte dans le parti d’Edouard Philippe pense que ce sera une "pierre supplémentaire dans un paysage en pleine transformation depuis 2017."

Il espère que cela permettra de ramener des gens qui sont à la recherche d’une structure pour s’engager et participer au débat.

"Depuis que j’ai annoncé que j’irai au Havre témoigne-t-il, j’ai rencontré plein de gens qui me disaient c’est très bien, tu nous diras quand il se passera des choses."

"Le mouvement de recomposition politique en cours est loin d’être terminé, renchérit Pierre Breteau. Ce matin, Edouard Philippe à la tribune a expliqué que tout n’est jamais noir, tout jamais pas blanc. Je pense que ce n’est pas parce qu’on a une opinion différente que l’autre est un abruti. Il faut, encore une fois, qu’on voit plus loin !"

Comme eux, Teddy Régnier, qui vient de l’UDI, mais qui se dit sans famille politique depuis que son parti flirtait un peu trop avec les Républicains va entrer à Horizons en espérant un ton nouveau.

Les solutions du terrain

"Depuis les lois sur le non cumul des mandats, les maires ne sont plus associés aux décisions nationales constate Didier Lechien, maire de Dinan. Edouard Philippe veut changer les choses, il souhaite s’appuyer sur notre expérience."

"On n’a pas réponse à tout mais on a une vision à 360° des problèmes, de sécurité, de transport, de cantines etc" ajoute le maire de Châteaubourg, Teddy Régnier." Les élus de terrain vivent au quotidien l’impact des décisions prises. Les gens écrivent ou viennent directement à la mairie pour nous parler de leurs problèmes, donc au quotidien, on n’a pas le choix, il faut leur répondre."

D’une phrase, Pierre Breteau résume, "les élus de terrain sont des chercheurs de solutions et des pédagogues de leur exécution. Edouard Philippe est aussi un élu de terrain, maire du Havre, il sait qu’il y a sans doute ici et là, des idées qui sont transposables."

"On ne peut pas trouver des solutions simples à des problèmes" compliqués conclut- il.

Les élus bretons n’ont visiblement pas l’intention de rester à terre. Ils regardent Horizons et semblent prêts à s’embarquer pour cette nouvelle aventure politique.

 

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