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Huit ans de prison pour viols pour le fondateur d'un centre de motocross

Devant l'émotion de l'audience, le jugement a été mis en délibéré jusqu'au 28 janvier 2019. / © AFP - F. Fife
Devant l'émotion de l'audience, le jugement a été mis en délibéré jusqu'au 28 janvier 2019. / © AFP - F. Fife

Le fondateur d'un centre de motocross réputé a été condamné vendredi en appel à huit ans de prison ferme pour viols sur une élève mineure et agressions sexuelles
sur une autre élève par la cour d'assises des Côtes-d'Armor.
 

Par AFP

L'accusé, Michel Mérel, 65 ans, fondateur du centre Merel Off Road établi en Loire-Atlantique et qui comparaissait libre, a également été condamné à cinq ans de suivi socio-judiciaire. Il a été placé sous mandat de dépôt et a été écroué. 

Jugé une première fois en 2015 par la cour d'assises de Loire-Atlantique, il avait été condamné à quatre ans de prison avec sursis pour agression sexuelle sur une élève mineure, mais acquitté des faits de viols sur l'autre élève, également mineure.

Vendredi matin, l'avocat général avait requis dix ans de réclusion criminelle ainsi qu'un suivi judiciaire de 8 à 10 ans. La peine encourue était de 20 ans.
 

Du sursis en première instance


L'avocat général avait longuement insisté sur les faits de viols répétés et établis, selon le magistrat, à l'encontre de l'autre jeune sportive qui fréquentait le centre
de Michel Mérel, l'un des trois en France à être labellisés. Au bénéfice du doute, ces faits, commis à partir de 2006, n'avaient pas été retenus lors du premier procès d'assises. "Je ne comprends pas que la cour d'assises de Loire-Atlantique n'ait pas entendu la parole" de la jeune victime, avait-il déclaré.

Le magistrat avait également rappelé le parcours de l'accusé, un homme "à forte personnalité", sans casier judiciaire avant cette affaire, au parcours de formateur sportif hors pair et qui a parfaitement respecté le contrôle judiciaire auquel il était soumis. Face à un tel parcours, "pourquoi ça a dérapé ?", s'était interrogé le magistrat.

Cet appel devait initialement se tenir il y a un an devant la cour d'assises des Côtes-d'Armor, pour des faits s'étalant sur plusieurs années à partir de 2006, mais le procès avait été reporté pour des raisons médicales.

En 2017, le ministère des Sports, qui indiquait avoir été tardivement informé du dépôt de plaintes contre M. Mérel, avait annoncé que "le maintien de ce club comme structure d'excellence du projet de performance fédéral (PPF) 2017-2024" était "évidemment suspendu".

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