4ème édition du Sommet du Cycle Menstruel : pour que la gynécologie ne soit plus un tabou

Gaëlle Baldassari à l'initiative de Kiffe ton cycle, organise pour la quatrième fois le Sommet du Cycle Menstruel. Après avoir abordé le syndrome prémenstruel, le désir d'enfant, cette édition s'oriente autour de l'autonomie gynécologique. Explications. 

Connaître son corps pour mieux faire face aux problématiques gynécologiques c'est l'ambition du Sommet du Cycle menstruel créé par Gaëlle Baldassari
Connaître son corps pour mieux faire face aux problématiques gynécologiques c'est l'ambition du Sommet du Cycle menstruel créé par Gaëlle Baldassari © PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP

"Il faut aider les femmes à devenir autonomes, sur des questions qui les concernent." Depuis un an et une fois par trimestre, Gaëlle Baldassari, fondatrice de Kiffe ton cycle et habitante de Cesson-Sévigné organise un Sommet du Cycle Menstruel. La prochaine édition a lieu du 28 juin au 4 juillet et se concentre sur l'autonomie gynécologique. 22 spécialistes interviendront pour des conférences en ligne, pendant 45 minutes. Il suffit de s'inscrire pour avoir accès aux contenus. 


Cette formule virtuelle est un parti pris. "Cela me permet d'avoir des intervenants de l'étranger, du Canada, de la Réunion et de pouvoir toucher la francophonie mondiale." 


Savoir se connaître


"Ce que j'entends par autonomie gynécologique, c'est que chacun doit être capable de se prendre en charge, avec ses spécificités de femme. Il faut savoir se connaître, par exemple savoir se faire une auto-palpation, comprendre physiologiquement son bassin. C'est aussi savoir comment faire face à des problématiques engendrées par le cycle comme le flux abondant, les mycoses récidivantes. Des choses dont on ne parle jamais et on se rend compte que les femmes sont assez démunies" souligne Gaëlle Baldassari. 

Elle relève que la gynécologie est encore loin d'être un domaine d'appropriation, par les femmes elles-mêmes. "On nous a toujours appris qu'il fallait aller chez un médecin. Jamais on ne nous a appris à regarder, à utiliser un spéculum soi-même." Avec ce sommet, elle souhaite que les femmes puissent en ressortir avec "du concret, du pratique".

La dernière édition a rassemblé 6000 participants.  
 

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