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Cinq participants à une chasse à courre convoqués devant la justice à Rennes le 16 juillet

Chasse à courre en forêt de Brocéliande / © Myriam Thiébaut - France 3 Bretagne
Chasse à courre en forêt de Brocéliande / © Myriam Thiébaut - France 3 Bretagne

Cinq participants à une chasse à courre en forêt de Paimpont (Ille-et-Vilaine) sont convoqués devant le tribunal correctionnel de Rennes le 16 juillet pour des violences sur deux militants anti-chasse à courre, lors d'une chasse début février.

Par AFP


Lors d'une chasse à courre le 2 février, en début d'après-midi, des militants d'AVA (Abolissons la Vénerie aujourd'hui) ont tenté, comme ils le font régulièrement durant la saison de chasse, de s'opposer à cette pratique. "Deux activistes victimes" ont alors été pris à partie par des "suiveurs" (des participants à la chasse qui ne sont pas armés). Les militants "étaient en train de filmer la chasse", explique le parquet, "ils ont été l'objet de violences évidentes" quand les suiveurs ont tenté de leur voler leurs caméras.
 

Des violences physiques

Une jeune femme a eu "la tête placée sous l'eau dans une petite mare à plusieurs reprises" tandis qu'un homme qui voulait l'aider a notamment eu "le cou serré à plusieurs reprises", précise le parquet.

La jeune femme a eu une ITT (Interruption temporaire de travail) de 30 jours et l'homme de 15 jours. Ils ont tous les deux porté plainte.
 

Plaintes respectives

Les cinq participants à la chasse, placés en garde à vue lundi, ont reconnu pour la plupart les faits, précise une source proche du dossier. Ils sont poursuivis pour violences en réunion ayant entraîné une ITT supérieure à huit jours. Ils ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire et sont convoqués le 16 juillet devant le tribunal correctionnel de Rennes. Ils ont notamment interdiction de chasser d'ici cette audience. Selon le parquet, ce sont des habitants du secteur, agriculteurs ou intérimaires, sans antécédents judiciaires.

Les mis en cause ont souligné qu'ils avaient eux-mêmes déposé plusieurs plaintes contre les militants anti-chasse qui entravent régulièrement leur activité. Le parquet précise qu'aucune de ces plaintes ne concerne les deux militants victimes de violences lors de la chasse du 2 février.
 

Des incidents récurrents

Depuis le début de la saison de chasse à courre, les incidents se sont multipliés en Bretagne entre chasseurs et militants anti-chasse, en venant régulièrement aux mains. Après chaque incident, ils se répondent ensuite à distance, les uns sur les sites internet des sociétés de vènerie, les autres
par communiqués, s'accusant mutuellement de violences.
La chasse à courre est ouverte du 15 septembre au 31 mars. Elle compte 10 000 pratiquants au sein de 390 équipages, pour un total d'1,2 million de chasseurs.
 

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