Crise de l'hôpital. Les mesures de l'ARS Bretagne pour les urgences cet été

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Face aux difficultés rencontrées dans les hôpitaux en Bretagne et, à l'approche de la saison estivale, l'ARS Bretagne dévoile son plan d'actions. Un objectif : éviter les fermetures des services d'urgence.

L'an dernier, en moyenne, 2 487 passages par jour ont été enregistrés dans les 32 services d’urgence de Bretagne. Actuellement, certains services de la région font face à une tension, par manque de personnel. Et ce, avant même l'afflux des touristes pour la saison estivale. 

Pour faire face à cette problématique, l'ARS Bretagne explique, dans un communiqué, avoir plusieurs leviers : mutualisation de certaines lignes médicales d’urgence, implication de médecins généralistes au sein des urgences ou recours à du personnel issu d’autres services, voire à la réserve sanitaire. 

Une régulation des urgences par le Samu

Si cela reste insuffisant pour assurer le fonctionnement des services d'urgence 24h/24, un dernier recours est possible : la régulation la nuit par le centre 15.

Du 13 au 22 mai, le centre hospitalier de Redon a par exemple adopté ce système particulier. Concrètement : durant la journée, l'accueil était assuré de manière classique mais, la nuit, il était nécessaire de passer par la régulation du centre 15. 

D’autres régulations de ce type pourraient intervenir cet été pour optimiser les ressources, notamment en Ille-et-Vilaine.

ARS Bretagne

Communiqué

Impliquer les pharmacies

Pour réduire les passages inutiles aux urgences et éviter les fermetures de services cet été, l'ARS Bretagne compte aussi sur plusieurs "leviers complémentaires".

Parmi eux, une expérimentation : la prise en charge de symptômes fréquents (rhinite, piqûre de tique, plaie simple…) par les pharmacies bretonnes. Sur le territoire, 50 officines sont déjà partenaires. Depuis l’automne dernier, le patient y est aiguillé selon trois possibilités : recevoir un médicament qui ne nécessite pas de prescription médicale, être orienté vers un médecin ou un service d’urgence.

Selon l’ARS, "sur les patients ayant bénéficié du dispositif, 66 % ont été pris en charge directement en pharmacie, dont 8 % seraient allés directement aux urgences sans l’existence de ce service."

Développer la télémédecine

L'ARS encourage la pratique de la télémédecine qui s'est accrue en Bretagne, depuis la crise sanitaire. Désormais, 30 à 40 % des médecins généralistes proposeraient cette consultation à distance. 

Le dispositif facilite l'accès des citoyens aux soins "y compris dans les zones où les professionnels de santé sont peu nombreux".

En 2021, 300 000 consultations ont été effectuées par des médecins généralistes à distance, contre 10 000 en 2019.