Consommation de drogue : testée à Rennes, l'amende de 200 euros entre en vigueur ce 1er septembre

La nouvelle amende de 200 euros pour usage de stupéfiants sera généralisée à l'ensemble du territoire ce mardi 1er septembre. Elle a été expérimentée dans plusieurs villes et notamment à Rennes, en Ille-et-Vilaine, où 172 verbalisations ont été enregistrées depuis le 16 juin.
La consommation et la détention de cannabis sont verbalisées à Rennes où l'amende forfaitaire de 200 euros est expérimentée depuis le 16 juin
La consommation et la détention de cannabis sont verbalisées à Rennes où l'amende forfaitaire de 200 euros est expérimentée depuis le 16 juin © O.Berg/Maxppp
Rennes est l'une des cinq villes françaises (avec Créteil, Lille, Marseille et Reims) où la nouvelle amende forfaitaire délictuelle (AFD) pour usage de stupéfiants a été expérimentée depuis le 16 juin. A partir de ce mardi 1er septembre, le dispositif va être généralisé à l'ensemble du territoire.


172 verbalisations à Rennes


Cette amende s'applique à toutes les drogues, mais vise surtout les usagers de cannabis. Elle est est fixée à 200 euros - 150 euros si paiement dans les 15 jours et 450 euros au-delà de 45 jours. "La poursuite de ce délit devant le tribunal demeure possible" prévient le procureur de la République de Rennes, Philippe Astruc, dans un communiqué.

Dans les villes-tests, au 26 août, 545 amendes ont déjà été distribuées, dont 172 à Rennes : 97 en zone police et 75 en zone gendarmerie. "166 portaient sur du cannabis et 7 sur de la cocaïne, précise le procureur rennais. 70 % des avis d’infraction ont été transmis aux contrevenants dont 32 % se sont déjà acquittés du paiement de l’amende".


Réseaux démantelés


Conduire "une politique de responsablisation des usagers par des contrôles autour de points de deal, en marge de free-party ou sur des lieux de passage (gares routières par exemple)", "peser sur l'offre et faciliter la lutte contre les trafics de stupéfiants", telle est l'ambition de ce nouveau dispositif, selon Philippe Astruc. Ce dernier rappelle également que "l’achat de produits stupéfiants, pour certains avec une visée 'récréative', vient directement impacter négativement, et parfois gravement, les conditions de vie des riverains vivant à proximité des points de deal : occupation de hall d’immeubles, appropriation de l’espace public, avec parfois des règlements de comptes".

Le magistrat souligne encore que ces règlements de comptes "ont connu une augmentation en 2020 dans l'agglomération rennaise. Dix faits ont été enregistrés dont sept durant la période de confinement et de déconfinement, entre le 10 avril et le 17 juin". Huit de ces dix affaires ont été élucidées, plusieurs réseaux démantelés, 21 personnes mises en examen et 15 incarcérées.
 
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