Disparition de Magali Blandin : son mari placé en garde à vue à Rennes

Alors que la mère de famille reste introuvable depuis le 11 février, son mari a été placé en garde à vue ce jeudi 18 mars.

C'est en début d'après-midi que le mari de Magali Blandin, a été placé en garde à vue dans les locaux de la section de recherches de la gendarmerie de Rennes, dans le cadre de l’information judiciaire "en recherche des causes de la disparition" ouverte fin février. Cette mère de famille de quatre enfants, âgée de 42 ans, a disparu depuis plus d'un mois à Montfort-sur-Meu, près de Rennes.

De multiples et intenses recherches ont été menées depuis le 11 février, jour de sa disparition. Des moyens terrestres et nautiques ont été déployés pendant plusieurs jours, sur différentes zones de la commune, sur une superficie totale de 10 km² autour de son domicile. Des battues ont également été organisées, sans succès.

 

Séparée de son mari

Le parquet de Rennes avait mis aussi en lumière "un contexte de tension au sein du couple lié notamment à la gestion des ressources du ménage". Magali Blandin s'était en effet séparée de son mari au début du mois de septembre 2020. Elle avait quitté Montauban-de-Bretagne, pour s'installer dans un appartement à Montfort-sur-Meu. Le 3 septembre elle déposait une plainte pour violences conjugales, "déclarant cependant à cette occasion avoir pu elle-même se montrer violente". L'enquête avait été classée sans suite par le parquet de Rennes, en raison d'infraction insuffisamment caractérisée. Une procédure sur la garde des quatre enfants avait été entamée en octobre dernier.

Selon le procureur Philippe Astruc, 70 enquêteurs de la section de recherches de Rennes et du groupement de gendarmerie d'Ille-et-Vilaine sont mobilisés sur l'enquête.

 

Tentative d'extorsion du mari

Dans le cadre de cette affaire de disparition, quatre hommes et une femme ont été interpellés à Rennes et ailleurs en Ille-et-Vilaine ce dimanche 14 mars. Ils sont soupçonnés d'avoir tenté de rançonner le mari de la disparue.

Dès le 25 février, l'homme avait alerté le juge chargé de l'enquête sur la disparition de sa femme, que des personnes lui réclamaient 15 000 euros, dans le cadre de ce qui pourrait être une tentative d'extorsion. Après deux semaines de filature et de planques, les quatre hommes et la femme avaient été interpellés lors d'une opération des gendarmes avec l'appui du GIGN (Groupe d'Intervention de la Gendarmerie Nationale).

On ne sait toujours pas quelles sont les raisons de cette tentative d'extorsion.

 

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