Free party de Lieuron : le jeune homme en détention a été libéré, cinq autres interpellés mis en examen

Le jeune homme de 22 ans en détention depuis le 4 janvier suite à la free party du Nouvel An à Lieuron, au sud de Rennes a été libéré et placé sous contrôle judiciaire. Sur les six personnes interpellées ce mercredi, cinq ont été mises en examen et placées sous contrôle judiciaire.

Le 31/12/2020, une rave sauvage organisée dans des hangars désaffectés à Lieuron (Ille-et-Vilaine)
Le 31/12/2020, une rave sauvage organisée dans des hangars désaffectés à Lieuron (Ille-et-Vilaine) © Mac Ollivier / Ouest-France / Maxppp

Dans le cadre de l'enquête qui se poursuit suite à l'organisation d'une free party lors du Nouvel An, à Lieuron, en Ille-et-Vilaine,  six hommes, âgés de 21 ans à 26 ans ont été interpellés en Ille-et-Vilaine et placés en garde à vue ce mercredi 20 janvier 2021. Une fête, qui avait réuni 2 400 personnes pendant 36 heures au sud de Rennes et qui avait provoqué un tollé médiatique, en pleine crise sanitaire. Si certains des hommes interpellés ont reconnu avoir été présents sur les lieux de la fête, ils contestent tous en revanche avoir participé à l'organisation de celle-ci.

Cinq d'entre eux ont été mis en examen, avant d'être libérés et placé sous contrôle judiciaire. Le sixième a été placé sous le statut de témoin assisté. 


Des chefs d'inculpation allant de l'organisation de la manifestation, à la dégradation ou au vol

Les chefs d’inculpation diffèrent selon les personnes interpellées, organisation sans déclaration préalable d’un rassemblement festif à caractère musical dans un espace non aménagé, dégradation ou détérioration du bien d’autrui avec entrée par effraction, mise en danger d’autrui par violation manifestement délibérée d’une obligation réglementaire de sécurité ou de prudence, ouverture sans déclaration préalable d’un débit de boisson à consommer sur place, exécution d’un travail dissimulé et aide à l’usage par autrui de stupéfiants, ainsi que pour certains des chefs de vol, recel et usurpation de plaques d'immatriculation, ou encore faux et usage de faux document administratif.

Le procureur de la République de Rennes Philippe Astruc, informe encore que deux de ces hommes "sont connus de la justice pour des infraction à la législation sur les produits stupéfiants et un a déjà été condamné pour des faits d'organisation sans déclaration préalable d'un rassemblement festif à caractère musical."

 

Le jeune homme placé en détention provisoire depuis le 4 janvier a été libéré

Le jeune homme de 22 ans, sans casier judiciaire, mis en examen et en détention provisoire depuis le 4 janvier "en raison des nécessités de l’enquête", précise le procureur, a été remis en liberté et placé lui aussi sous contrôle judiciaire.

Au total ce sont donc neuf personnes, qui ont d'ores et déjà été mises en examen et placées sous contrôle judiciaire, dans le cadre de cette enquête, qui se poursuit, sous l'autorité des deux juges d'instruction.
 

Appel à une mobilisation ce samedi

 

Les comités de soutien "aux inculpés de la Maskarade" appellent à "une mobilisation massive" ce samedi à Rennes et le 30 janvier dans toute la France, "pour stopper les poursuites démesurées contre les inculpés".  Après la libération du suspect qui était détenu, "nous avons remporté cette bataille, mais l'instruction suit son cours pour condamner les organisateurs d'une simple fête devenue affaire d'Etat", écrivent-ils dans un communiqué.
    

La préfecture, dans un communiqué a pour sa part souligné que cet appel à manifester ne s'inscrivait "dans aucun cadre légal", n'ayant pas été déclaré préalablement. Le préfet a donc interdit l'utilisation, samedi à Rennes, de "sound system ayant pour but de transformer une manifestation en événement festif à caractère musical".

 

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