"J'ai fait une super affaire". Pain, matériel de bricolage... Le magasin à prix libre, comment ça marche ?

Connaissez-vous les magasins à prix libre ? Les prix des produits y sont choisis par le client ou sont négociés entre le vendeur et l'acheteur. Ce mode de consommation se développe partout en France, comme à Rennes ou Brest, et séduit une clientèle touchée par l'inflation.

Un magasin de bricolage peu commun se cache sous une serre, à Brest. Ici, aucun prix n'est affiché sur les produits, qu'ils soient des pots de peinture ou de la visserie : les vendeurs consultent leur valeur sur internet, échangent avec les clients et se mettent d'accord sur un prix raisonnable. C'est le principe du magasin à prix libre.

"Je pense que j'ai fait une super affaire. 8 euros le tout... Je pense que ça valait trois fois ça" sourit l'un des clients.

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Les matériaux vendus ici sont des dons de particuliers, des invendus de grandes enseignes ou de la récupération de chantiers. Ce recyclage de produits se révèle indispensable pour les ménages frappés par une inflation record. "Ça permet aux gens de rénover leurs maisons pour pas cher" confie une cliente.

Le modèle économique du magasin brestois est vertueux : tous les bénéfices sont réinjectés dans le projet. "Ce qu'on va payer, ce sont les frais de prospection, de transport, les rémunérations des personnes qui vont trier et vendre, énumère Jeanne La Prairie, chargée de développement à La Réserve des matériaux. On sait qu'il faut qu'on retrouve 1 000 euros par jour pour rentrer dans les frais de la collecte de la semaine."

Du pain à prix libre

Cette forme de commerce trouve sa place dans plusieurs villes de Bretagne. Au Quadri, la maison de quartier du Blosne à Rennes, l'association Phylia vend du pain au kilo à trois prix différents : le prix mini, le prix juste et le prix solidaire.

"Je vais prendre le tarif le plus élevé, le tarif solidaire" lance une Rennaise qui arrive en boutique. Comme elle, la majorité des clients choisissent le prix fort, soit 20% de plus que le prix normal. "Je travaille, j'ai un salaire correct, confie-t-elle. C'est une manière de soutenir une personne qui est plus en difficulté que moi."

C'est le cas de Mariama. Grâce à cette vente à prix libre, elle peut faire plaisir à ses 6 enfants. "D'habitude, j'achète des cookies au supermarché, dans des boîtes. Ça convient bien sûr, mais là c'est vraiment bien meilleur. On fait comme on peut !" confie-t-elle.

Avec 70 kg de pain vendu chaque semaine, cette opération est un succès. Le collectif Phylia espère trouver un local pour développer cette nouvelle manière de consommer.

(Avec Camille Wormser - France 2)

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