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Ligue 1 : Rennes s'offre le PSG (2-1), premier exploit de la saison !

Romain Del Castillo félicité après avoir marqué le second but rennais. / © JEAN-FRANÇOIS MONIER / AFP
Romain Del Castillo félicité après avoir marqué le second but rennais. / © JEAN-FRANÇOIS MONIER / AFP

Un doux air de printemps. Comme lors de la soirée exceptionnelle du 27 avril 2019, où le Stade rennais a battu le PSG en finale de Coupe de France, les Rouge et Noir ont remis le couvert ce samedi en domptant les Parisiens 2 buts à 1 sur la pelouse du Roazhon Park.

Par C.B. avec AFP

Champion à terre ! Le Paris SG, insipide sans l'inspiration de Neymar, a subi dimanche la loi de Rennes (2-1), concédant sa première défaite en Ligue 1 dès la 2e journée.
En 2017/18, les Parisiens avaient conservé leur invincibilité en Championnat durant 15 journées. La saison dernière, ils l'avaient préservée jusqu'à la 23e. Cette année, d'irrésistibles Bretons les ont fait chuter avant la fin de l'été.

L'épisode du transfert de "Ney", qui tient en haleine la planète foot, avait peut-être éclipsé les fragilités d'un club qui se reconstruit après une intersaison mouvementée jusque dans les coulisses. C'était jusqu'à l'entrée en scène de Julien Stéphan, décidément le "méchant" de la superproduction PSG.

Auteur du casse de l'année en finale de la Coupe de France en avril, le jeune technicien a récidivé avec un 5-3-2 infranchissable et beaucoup d'enthousiasme. Comme au Stade de France, son équipe s'est relevée, avec panache, de l'ouverture du score adverse pour retourner les Bleu et Rouge comme des crêpes.
Mbaye Niang (44') et Romain Del Castillo (48') ont récompensé la discipline des Bretons, à peine désorientés par le but casquette d'Edinson Cavani (36') qui a profité d'une passe en retrait ratée de Damien Da Silva vers son gardien.
"C'est une grande performance collective, un match abouti, complet", s'est félicité Stéphan, qui a su retenir les leçons du Trophée des champions perdu en Chine (2-1), notamment dans l'utilisation du ballon.
 

Rennes la bête noire

Rennes, qui a battu les Parisiens pour la cinquième fois en dix ans - la meilleure performance pour un club français, selon Opta -, a montré au PSG qu'il faudra produire beaucoup plus, dans l'intensité, dans le réalisme et l'organisation, pour récupérer son étoile de shérif de la L1.

C'est comme si Thomas Tuchel redémarrait cette saison de loin, ce revers renvoyant subitement à 2011, année du dernier échec des champions de France au Roazhon Park, avant l'arrivée de son propriétaire qatarien, presque la préhistoire pour un club qui veut se développer vite."Tous les joueurs ne sont pas en capacité de livrer un match comme ça. C'est normal, en août, de ne pas jouer dans sa meilleure capacité physique", s'est défendu le technicien souabe, pas aidé par la vague d'absences (Kimpembe, Kehrer, Kurzawa, Herrera) qui limite ses choix. "On a manqué de qualité, de tonicité pour gagner les un contre un. Mais pas d'esprit compétitif."

Depuis un mois, l'univers PSG tourne autour de Neymar, son astre chancelant en instance de départ. Cela lui a peut-être fait oublier ses problèmes qui n'ont rien de filant comme une comète : ses soucis à l'animation offensive et dans les cages, criants en Bretagne, sont identifiés depuis plusieurs semaines, voire plus.

L'attaque, sans les inspirations de génie du "Ney", a manqué de souffle, à l'image de Julian Draxler, encore insipide. Du jeu parisien, on retiendra surtout son incroyable déchet, les passes en touche et celles en profondeur sans destinataire.

"J'espère que Neymar pourra rester avec nous parce que c'est un mec incroyable et pour cette équipe c'est un joueur indispensable", a concédé Thiago Silva.
 

"Une grande performance collective"

Julien Stéphan peut être fier de ses joueurs. "C'est une grande performance collective, un match abouti, complet. On s'est servi de l'expérience du Trophée des champions, où on avait été très cohérent sur le plan tactique mais manqué de justesse dans l'utilisation du ballon. On a gardé notre organisation, notre générosité et aussi notre faculté à contrôler les espaces. On y a ajouté de la maîtrise, de l'ambition avec le ballon. Avec un peu plus de réussite, on aurait pu marquer un but de plus."
Et l'entraîneur de renchérir : "je savais qu'on avait des valeurs, qu'on tenait la route en terme d'organisation. J'attendais qu'on soit plus performant dans l'utilisation du ballon ce soir. Contrat rempli sur cette rencontre. Ca va nous permettre de travailler dans la sérénité. Il n'y a que deux matches de Championnat, il ne faut pas s'enflammer et se voir plus beaux de ce qu'on est. On est une équipe en reconstruction, qui a des valeurs et est capable de construire des choses intéressantes mais qui doit continuer à beaucoup travailler pour progresser."
 

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