Manifestations du 1er mai. "Les richesses, elles sont dirigées directement vers les actionnaires"

Plusieurs manifestations ont eu lieu à Rennes ce mercredi 1ᵉʳ mai 2024. L'intersyndicale a choisi de se réunir à Cleunay pour défendre les droits des travailleurs et la démocratie autour du thème "ni les actionnaires, ni les réactionnaires".

À Rennes, depuis quelques années, les manifestations du 1ᵉʳ mai partent d'un des quartiers de la ville. Après Le Blosne en 2021, Villejean en 2022 et Maurepas en 2023, cette année, c'est Cleunay qui a été choisi. Le rassemblement a débuté à 10h30, rue Jules-Vallès, non loin du centre commercial E. Leclerc. Les syndicats essaient de mobiliser au-delà des cercles traditionnels.

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Un défilé qui permet aussi aux personnes qui sont directement concernées par un conflit social de venir exprimer leur colère et leur désarroi. C'était le cas notamment en ce 1ᵉʳ mai 2024 pour les salariés de la plateforme Casino de Gaël en Ille-et-Vilaine, avec 185 suppressions d'emploi potentielles qui seront annoncées d'ici à la fin de l'année : "Aujourd'hui, c'est une journée de combat. On ne veut pas arrêter de combattre. On n'est pas résignés, surtout pas, car un plan social va arriver derrière. Il faut que l'on se batte pour obtenir plus de justice, plus d'égalité et plus de droits", témoigne Valérie Robert, déléguée syndicale FO de la plate-forme Easydis à Gaël. 

Présence remarquée de la Confédération paysanne

Le rassemblement, qui a rassemblé 1 400 manifestants selon la préfecture ou 2 500 selon les syndicats, s'est tenu à l'appel de plusieurs organisations (FO, CGT, FSU, syndicats étudiants). On note la présence remarquée de la Confédération paysanne sous le slogan "Paysans, travailleurs, même combat". En revanche, CFDT, CGC, CFTC, UNSA ne sont pas là et il y a moins de monde qu'au plus fort de la lutte contre la réforme des retraites l'an passé. Parmi les mots d'ordre de cette année : "Pain, paix, liberté" ou bien encore "Ni les actionnaires, ni les réactionnaires". 

Dominique Besson-Milord, secrétaire départementale de la CGT, exprime son ras-le-bol : "L'argent, il y en a en France. Il y en a beaucoup et ça ne va pas du tout vers les travailleuses et les travailleurs, alors que c'est le fruit de leur travail. Ce sont eux qui produisent les richesses. Les richesses, elles sont dirigées directement vers les actionnaires, ce qui est totalement inadmissible quand on voit le patron de Stellantis par exemple qui a un salaire surdimensionné"

Le syndicat Solidaires 35 a, comme l'an dernier, appelé à un deuxième rassemblement, après la manifestation de l'intersyndicale, en début d'après-midi en centre-ville cette fois, avec l'accent mis notamment sur l'écologie et la sauvegarde du climat. 1 500 personnes, selon la préfecture ou 6 000 selon les syndicats, ont alors défilé dans les rues.

En cette journée de mobilisation, les syndicats s'alarment également des scores prometteurs de l'extrême droite à l'approche des élections européennes. 

(Avec Gilles Le Morvan)

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