Sans-papier à Rennes : après une nuit au TNB, rendez-vous place de la mairie

Une quinzaine de sans-papier, originaires d'Afrique noire, de Russie, de Tchétchénie, ont passé la nuit au Théâtre national de Bretagne, avec l'aide d'un collectif. Ils ont quitté les lieux vers 8h30 ce mardi matin.

Des sans-papier quittent le TNB
Des sans-papier quittent le TNB © Benoît Le Vaillant
15 personnes sans-papier, dont cinq familles avec enfants, ont dormi dans un des halls du TNB, Téâtre national de Bretagne, à Rennes. Ils ont quitté les lieux entre 8 et 9 heures ce mardi matin. C'était l'accord trouvé lundi soir entre la direction du théâtre et le collectif de soutien aux sans-papier. Le feuilleton continue donc depuis le 14 juillet dernier, quand des familles avaient investi la basilique de Saint-Sauveur à Rennes.

Nouveau rassemblement devant la mairie


Les personnes qui ont passé la nuit au TNB n'ont pas de solution de logement pour la nuit à venir. Le collectif de soutien aux sans-papiers appelle toutefois à une manifestation ce mardi devant l’Hôtel de Ville, à 13 heures. Aucun entretien n'est prévu avec les élus. Dans ces conditions, difficile de trouver une solution de relogement. Mais il faut  "continuer à alerter la mairie sur la situation de ces dizaines de personnes qui restent à la rue", insiste une militante du collectif.

Mairie et Etat se renvoient la balle


Fortement sollicitée et pointée du doigt, depuis le 15 juillet, la mairie renvoie l'Etat devant ses responsabilités. "Actuellement, la ville offre 800 places par jour pour les familles avec enfants, expliquait David Travers, adjoint à la Solidarité. Mais il ne s'agit pas de remplacer l'État sur ses fonctions. La ville n'a pas à gérer ce qui est du ressort de l'État".
 

Situation aggravée


Le collectif de militants craint une aggravation de la situation cet été, alors que de nouvelles personnes vontse retrouver à la rue, avec la levée de l’état d’urgence sanitaire. Certaines ont d'ores-et-déjà été déboutées du droit d’asile et ne seront plus hébergées dans les Cada (Centre d’accueil de demandeurs d’asile).
 
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